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  • Mingus Erectus dans AllMusic

    «Review», François Couture, AllMusic, 17 janvier 2005
    lundi 17 janvier 2005 Presse

    Back in 1996, the Normand Guilbeault Ensemble had recorded Hommage à Mingus (“Tribute to Mingus”) for the label Justin Time as the culmination of a couple of years of work and shows. The group carried on, but the Mingus project was put on the shelf, only to be dusted down a couple of times a year for special events. Slowly, the quintet came back to Mingus’ body of work, changing its repertoire and by February 2004 the Mingus project was back to full speed, ready to be captured live over two nights at the Va-et-Vient, one of Montréal’s most forward-thinking jazz clubs. Mingus Erectus offers seven revamped Mingus standards and not-so-standards, plus one original by sax player Jean Derome. Guilbeault’s other partners are Ivanhoe Jolicoeur (trumpet), Mathieu Bélanger (clarinet) and Claude Lavergne (drums). The set starts with a vigorous rendition of Pithecanthropus Erectus, led by Guilbeault’s quiet yet oh-so-efficient bass line. If that one makes a predictable opener, the choice of All the Things You Could Be By Now If Sigmond Freud’s Wife Was Your Mother and Tijuana Gift Shop are more surprising and a great change of pace. Bélanger throws in a dizzying solo in the first one, although the real treat is found in the group playing, tight and playful. The lighter Tijuana Gift Shop works out nicely but leaves less of an impression, while the ballads Conversation and Peggy’s Blue Skylight are treated with the utmost respect — which does not rule out some creative melodic developments. Fable of Faubus gets a very different treatment. Entirely updated to (dis)honor US President George W. Bush, this biting Fable of (George Dubya) Faubus adds a lot of crunch — good thing most listeners of creative jazz are of left-wing persuasions! Guilbeault and Lavergne’s vocal imprecations make the piece stand out on this otherwise instrumental record and, if the musical treatment sticks rather close to home, the political hijacking will surely please Eugene Chadbourne fans (and a few others too!). Derome’s MDMD is a nice slow-bop number, although it lacks some fancy. The set ends on a festive reading of Moanin, led by Derome’s swinging baritone sax. This second installment in Ambiances Magnétiques Jazz series makes a convincing statement, and the excellent live capture adds extra ambience to the performance.

    This second installment in Ambiances Magnétiques Jazz series makes a convincing statement, and the excellent live capture adds extra ambience to the performance.

    Mingus Erectus dans La Presse

    «L’esprit de Mingus parfaitement évoqué», Alain Brunet, La Presse, 15 janvier 2005
    samedi 15 janvier 2005 Presse

    Le contrebassiste montréalais a toujours voué une grande admiration à Charles Mingus; il a maintes fois évoqué le legs de son aîmé au cours des 15 denières années. Les efforts de Normand Guilbeault sont ici récompensés: il a accompli à mon sens le plus beau disque de sa carrière. Mingus Erectus ferait grandement plaisir au contrebassiste disparu à la fin des années 70, car il allie toutes les qualités de son approche légendaire: présence de solistes impétueux et virtuoses (particulièrement Mathieu Bélanger aux clarinettes et Jean Derome aux saxes et flûte), soutien rythmique impeccable, variations singulières des tempii, improvisation collective des plus ferventes, éloquentes déconstructions harmoniques. Et, bien sûr, ce côté baveux, irascible et dénonciateur de Mingus. On peut goûter à son irrévérence superbe notamment dans la reprise de Fable of Faubus, qui évoquait naguère un gouverneur raciste de l’Arkansas (Orville Faubus) et adaptée cette fois à George W. Bush que Guilbeault et ses collègues ne tiennent (évidemment) pas en haute estime.

    Les efforts de Normand Guilbeault sont ici récompensés: il a accompli à mon sens le plus beau disque de sa carrière.

    Estrapade, morceaux_de_machines dans Ici Montréal

    «Brèves musique», François Nadon, Ici Montréal, 13 janvier 2005
    jeudi 13 janvier 2005 Presse

    morceaux_de_machines, composé d’Érick d’Orion et d’A_dontigny, nous reviennent avec Estrapade, leur nouvel album qu’ils présenteront en concert ce dimanche à la salle O Patro Vys. Pour leur second opus, ils ont invité les vétérans Diane Labrosse et Martin Tétreault ainsi que le maitre des extrêmes, le Japonais Otomo Yoshihide. La musique de morceaux_de_machines est toujours aussi bruyante, mais grâce au travail de Paul Dolden à la post-production, nous y retrouvons cette fois-ci une touche de raffinement. Le titre de l’album renvoie à un supplice du Moyen Âge où un malheureux était attaché dans une position inconfortable à une potence. Selon A_dontigny, cela traduit bien l’esprit musical de l’album. Ça promet.

    Chicken dans Voir

    «Critique», Réjean Beaucage, Voir, 13 janvier 2005
    jeudi 13 janvier 2005 Presse

    Troisième disque à paraître sous cette nouvelle étiquette montréalaise, après ceux de Michel F Côté et de Martin Tétreault et Bernard Falaise. Moins «bruitiste», ou plutôt bruyant, que le précédent disque du trio (Grain, chez Ambiances Magnétiques), Chicken poursuit tout de même son chemin dans l’univers du glitch. Entre la musique préhistorique des aborigènes d’Australie et le chaos techno-quotidien, la musique abstraite de Michel F Côté (percussions, électroniques), de Bernard Falaise (guitares, claviers) et d’Alexandre St-Onge (basses, électroniques) est nerveuse, mais fluide, et semble paradoxalement aussi déterminée qu’involontaire. Musique «semi-vocale» sans paroles et qui laisse sans voix. À recevoir comme une douce brise d’électrons libres, sans intention qui compte et presque sans faire exprès.

    À recevoir comme une douce brise d’électrons libres…

    Leaves and Snows dans Voir

    «Critique», Réjean Beaucage, Voir, 6 janvier 2005
    jeudi 6 janvier 2005 Presse

    Antoine Berthiaume a surpris tout le monde en 2003 lorsqu’il a fait paraître son premier disque chez Ambiances Magnétiques, enregistré avec deux éminences grises de la musique actuelle: les guitaristes Fred Frith et Derek Bailey. Parti faire une maîtrise en composition à Mills College, en Californie, où enseigne Frith, il revient avec ce deuxième disque, concocté avec des collègues étudiants fervents comme lui d’improvisation: le pianiste français Quentin SirJacq et le preneur de son américain Norman Teale. Le résultat est très abstrait, mais jamais décousu, et la prise de son interventionniste de Teale donne un relief étonnant aux sons produits par les deux autres. ★★★ 1/2

    Le résultat est très abstrait, mais jamais décousu, et la prise de son interventionniste de Teale donne un relief étonnant aux sons produits par les deux autres.
    ★★★½

    Mingus Erectus dans Voir

    «Critique», Réjean Beaucage, Voir, 6 janvier 2005
    jeudi 6 janvier 2005 Presse

    Il y a 25 ans que Charles Mingus est décédé, le moment est donc bien choisi pour le saluer par un hommage. C’est ce que le contrebassiste Normand Guilbeault et ses musiciens font ici de belle façon en donnant le meilleur d’eux-mêmes et en se laissant traverser par les grooves d’enfer de quelques hits de Mingus (des années 50). Enregistré en concert au bistro culturel Le Va-et-Vient en février 2004, le disque permet d’entendre des musiciens au sommet de leur forme: Ivanhoe Jolicœur (trompette, bugle), Mathieu Bélanger (clarinettes), Jean Derome (sax, flûte) et Claude Lavergne (batterie) dansent en équilibre sur la ligne de contrebasse de Guilbeault avec l’agilité et la grâce des funambules.

    … avec l’agilité et la grâce des funambules.
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