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  • Risque et pendule dans Jazz Notes

    «Critique», Jazz Notes, no 79, 1 juillet 2004
    jeudi 1 juillet 2004 Presse

    L’ensemble est constitué de Pierre Labbé (st & fl), Nathalie Bonin (vib), Julie Trudeau (cello), Bernard Falaise (ge), Frédéric Alarie (cb), Claude Lavergne (dr). Ce mélange de cuivres et de cordes donne un reflet particulier aux compositions du leader. Il laisse ainsi aller la musique en tous sens comme il se doit, évoquant le rock, le jazz, le contemporain et l’actualité. On peut être séduit par la diversité des morceaux tous différents et se faire prendre par la joliesse des interprétations à la fois vigoureuses et tendres. Tonal et atonal, le groupe disperse des climats tout à fait avancés qui apportent fraîcheur et diversité.

    On peut être séduit par la diversité des morceaux tous différents et se faire prendre par la joliesse des interprétations à la fois vigoureuses et tendres.

    Diversion dans Jazz Notes

    «Critique», Jazz Notes, no 79, 1 juillet 2004
    jeudi 1 juillet 2004 Presse

    Deuxième album du groupe Noma, fondé par le tromboniste Tom Walsh, ce dernier toujours présent et entouré côté cour de Guy Kaye (gé), Alan Baculis (bé), François Chauvette (dr, perc); côté jardin: Rainer Wiens (gé), Normand Guilbeault (cb), Thom Gossage (dr, perc). Deux enregistrements distincts, en concert à la Sala Rossa, à Montréal, en décembre 2002. Des petites pièces qui font penser au Prime Time d’Ornette Goleman. Ensuite, des plages d’un concert le 9 mars 2000 à la Music Gallery de Toronto, d’une modernité avancée. Pour finir, retour avec Walsh où ce dernier s’aventure dans un univers plus funk. Une diversification peu ordinaire.

    Une diversification peu ordinaire.

    10 compositions dans Jazz Notes

    «Critique», Jazz Notes, no 79, 1 juillet 2004
    jeudi 1 juillet 2004 Presse

    Trio mythique de la scène montréalaise qui, cette fois, enregistre les compositions du leader. Au saxophone et à la flûte, Jean Derome, à la contrebasse, Normand Guilbeault et aux percussions, Pierre Tanguay. Une musique dont le saxophoniste a le secret, pleine de surprises, qui parfois part dans tous les sens. Nos amis s’évadent, se retrouvent, font leur cinéma en collaborant intimement avec parfois l’humour en prime, le tout dans une bonne humeur où le swing s’infiltre, Quek’Un!. Dix petites pièces où Derome utilise différents saxes et flûtes et où sa capacité est totale. Les deux autres sont toujours en éveil pour se distinguer. À découvrir si vous voulez connaître la modernité de nos cousins canadiens.

    Nos amis s’évadent, se retrouvent, font leur cinéma en collaborant intimement avec parfois l’humour en prime, le tout dans une bonne humeur où le swing s’infiltre…

    10 compositions dans Son & Image

    «Critique», Michel Dupuis, Son & Image, no 5:6, 1 juillet 2004
    jeudi 1 juillet 2004 Presse

    On ne peut pas tout deviner mais il me semble, aprés avoir consulté l’impressionnante liste des œuvres sorties des forges d’Ambiances mgnétiques, que ce disque 10 Compositions est la première trace concrète que les trois compères aient laissée dans l’histoire de ce Trio. Jean Derome nous livre cette confidence à l’intérieur de la pochette: «Nous avons fondé le trio parce que nous aimons jouer du jazz ensemble. Swing, liberté et joie de vivre sont des mots que nous utilisons souvent…» Ont-ils assez joué et performé ensemble ces sympathiques gueules qui ne peuvent venir que d’une seule place: le Plateau Mont-Royal? Leur son est de ce coin, les crevasses du trottoir en face du Quai des Brumes en sont remplies et leurs notes créent une appartenance urbaine réconfortante, reconnaissable, dès que leurs instruments crachent, roulent, claquent leur poésie. Ce sont le saxophoniste et le flûtiste Jean Derome, le contrebassiste de l’urgence Normand Guilbeault et le batteur, percussionniste et tapeux de bébelles Pierre Tanguay. Et simplement, ils nous livrent l’une des plus belles productions jazz 2004 — je ne mâche pas mes mots! Tout ça sur la pointe des pieds.

    On s’attendrait bien à voir sortir un son de bar enfumé jusqu’aux petites heures du matin. Il n’en est rien. Une balade chez des amis à la campagne, la vraie, celle qui n’est pas encore dénaturée. Le petit village de Saint-Jacques-le-Majeur juché au bout de cette vallée qui s’enfonce dans les pré-Appalaches offre sa quiétude. C’est la première neige et les lièvres courent comme des fous car ils n’auront plus à cacher leur fourrure blanche aux chasseurs. Et de but en blanc, de la chaumière s’élève un son lancinant, une volute de saxo et les cordes bondissent à l’appel des doigts de Guilbeault. Tanguay se prend à penser qui rira le dernier. Une longue session de sons rageurs, caressants, commence comme un bouquin dont ne sait surtout pas le dénouement.

    Jean Derome officie. Il pige dans son sac à souvenirs et en ressort avec malice Cannelle, une «vieille» issue des années 70 avec le contrebassiste Claude Simard et Pierre St-Jak du groupe Nébu. Un p’tit côté country’n’ western pour mieux s’identifier. S’enchaînent la complexe Étymologie pour célébrer Ornette Coleman (1981), le Pangolin, petit animal si curieux qu’on a peine à croire qu’il existe et le Que’kun qui sortait de la bouche de sa fille lorsqu’on frappait chez lui. Un superbe album de famille qu’il nous laisse consulter sans pudeur. Je me suis complètement viré le dedans à l’écoute de l’Africaine (1990) en retrouvant tout le jeu modal de Coltrane. Aujourd’hui, ça m’arrive encore. Quel jeu bouleversant de l’intérieur hurlé par l’instrumentiste. Derome travaille depuis un certain temps au service de la cinématographie; il nous en livre deux facettes avec son Mischka composé en direct alors que se déroule l’action du film (l’ombre de Miles dans L’Ascenseur pour l’échafaud se profile) et une Baignade impromptue au fil de mesures 5/4 et 6/4. Moi, je veux bien! Son discours est toujours ponctué de ces notions qui font de lui un sage savant sans vouloir nous imposer son érudition musicale. Est-il besoin d’appuyer sur le jeu de cette belle basse ronde qui se transforme sous l’archet de Normand? Quant à Pierre, pour jouer le jeu des «ti-noms», il ne se retient plus, se tire une bûche et commence à taper dessus pour se fontre avec le décor environnant. Quelle belle complicité avec la chaleur des «bouttes» de bois qui ronronnent dans le gros poêle à deux-ponts. Tout doucement, j’ai refermé la porte derrière moi pour ne pas…

    Sur la couverture de la pochette, un massif de pierre gris-vert avec de la mousse glissante qui empêche qu’on grimpe dessus. Il n’a pas bougé depuis l’Ère des Glaciers. Et derrière, trois farfadets se font des clins d’œil comme des témoins de ce qui vient de se passer.

    10 compositions dans Coda Magazine

    «Reviews», Mike Chamberlain, Coda Magazine, no 316, 1 juillet 2004
    jeudi 1 juillet 2004 Presse

    Saxophonist Jean Derome, bassist Normand Guilbeault, and drummer Pierre Tanguay are mainstays of Montréal’s musique actuelle scene, as likely to be found working in the chamber atmosphere of Pierre Cartier’s work as in the rock-tinged Fred Frith zone. However, all three are very fond of jazz and blues, viz. Pierre Tanguay’s neo-swing quintet Reunion or Guilbeault’s Hommage à Mingus sextet.

    This recording, which features compositions by Derome going back some thirty years, is squarely within the jazz tradition. The tunes are catchy without sacrificing harmonic and rhythmic complexity. Guilbeault and Tanguay provide a sure-footed, swinging bottom end for Derome’s improvisations. On most tunes Derome plays alto, altering histone according to mood, from the round sound of Marcher sur des braises to the acidic Verone. Pangolin is a slow blues, this time with Derome on baritone digging deep in the bottom end, and on La baignade he switches to flute, with a light-but not precious-feel. Typically, Derome, Guilbeault, and Tanguay work out variations on what appear to be relatively simple themes. The great joy is in hearing three old friends digging into music that means so much to them and discovering the new in the familiar. This album is going to make a few “best of” lists this year, I’m quite sure.

    The great joy is in hearing three old friends digging into music that means so much to them and discovering the new in the familiar.

    Soshin dans Coda Magazine

    «Reviews», Nate Dorward, Coda Magazine, no 316, 1 juillet 2004
    jeudi 1 juillet 2004 Presse

    The title track of Soshin, the first release by Montréal guitarist Berthiaume, is a solo piece composed in collaboration with Denis Gougeon. Beginning as a languorously paced collage, it gradually draws the listener into a hazy, throbbing electronic soundscape: the effect is rather like getting sucked into a computer’s innards. The rest of the album is devoted to improvised duets with two veteran guitarists. The encounter with Derek Bailey is brief and rather slight — there simply isn’t much common ground between Bailey’s briskly acerbic style and Berthiaume’s dreamy, unhurried playing. (Another track from the same session has been released on the Incus CD-ROM compilation Visitors Book). The meat of the album is the three encounters with Fred Frith: big, droning soundscapes that spread out as far as the eye can see, interrupted by the occasional outcrop of sonic violence (most notably on Wolf’s Wood, whose opening minutes sound like a junkyard combat between a bedspring and an autoharp). It’s highly evocative music, the kind you can float away in if you’re in the right mood.

    It’s highly evocative music, the kind you can float away in if you’re in the right mood.
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