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  • Chansons d’un jour, Geneviève Letarte dans Splendid E-Zine

    «Review», Ryan Tranquilla, Splendid E-Zine, 23 avril 2001
    lundi 23 avril 2001 Presse

    What? You weren’t out looking for an eclectic album by a 45-year-old French-Canadian multidisciplinary artist? Geneviève Letarte appears before us anyway with this beautiful, surprising disc. A poet, spoken word performer and author of three novels, Letarte sings with an offhanded grace, and her songs sound like lyrical conversations with a close friend — one you might not be able to follow, if you’re not a French speaker, but Letarte’s entrancing voice and the easygoing warmth of the songs make that seem like a negligible problem. Chansons d’un jour (“Songs of One Day”) mixes smoky jazz and mid-tempo rock with Old World folk music and light touches supplied by accordian and dobro. The crisply produced album includes some unusual arrangements, such as the double-tracked vocals that provide counterpoint rather than harmony, and songs that are well worth hearing whether you understand them or not. The music here succeeds in transcending the boundaries of language.

    Genevieve Letarte appears before us anyway with this beautiful, surprising disc.

    Joue Free dans ImproJazz

    «Critique», Luc Bouquet, ImproJazz, no 74, 1 avril 2001
    dimanche 1 avril 2001 Presse

    Souffle dans Joue Free (merci Philippe C. ) l’esprit de Jimmy. Chez Lepage les beaux égarements, les vrilles en suraigu, la plainte klezmer, les notes-fusées qui activent l’improvisation. Chez Falaise les imprévus nocturnes; la guitare saturée qui cherche, le côté sombre. Chez Guilbeault l’architecture de l’invisible; les raclements d’archets et les espaces constructeurs. On l’aura compris, faisant référence à l’indépassable trio Giuffre — Swallow — Bley, Joue Free est l’œuvre de trois musiciens (qui comme leur inspirateur) ne sont pas prêts à se laisser enfermer dans un quelconque carcan stylistique. Cette liberté d’agir sied merveilleusement à l’univers de Jimmy; «spleen particulier», «jazz de chambre», «folk blues» annonce la pochette, on pourrait tout aussi bien y ajouter «inquiétude de chambre» ou «convulsion sereine» que l’on n’aurait qu’une bien mince idée de la musique ici produite. Trois improvisations collectives et trois compositions du clarinettiste (dont deux pour le cinéma) questionnent sur une musique à l’espacement et au surgissement apaisé. Fait ici sensation, une liberté de jeu inouïe. Tutoyant la marge, laissant à chaque instrumentiste le choix de la place à saisir, à suivre ou à transgresser, Joue Free crie sa liberté. Cette liberté si bien exaltée hier par les Ornette, Giuffre, Carter, Bradford et si bien reconduite aujourd’hui par les Falaise, Baars, Guilbeault, Lepage, Houle (dont on attend avec impatience l’hommage à Carter)… cette liberté qui fait cruellement défaut à l’état texan. Ainsi en va-t-il du mystère texan.

    Tutoyant la marge, laissant à chaque instrumentiste le choix de la place à saisir, à suivre ou à transgresser, Joue Free crie sa liberté.
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