D’autres critiques peuvent se trouver dans les pages des albums de cet artiste.
Festival international de musique actuelle de Victoriaville: Day 3
With a festival as inherently risk-taking as the Festival international de musique actuelle de Victoriaville (FIMAV), it’s a given that some shows will work better than others. There may also be failed experiments, but it’s to the festival’s credit that it doesn’t rely on the tried-and-true. Invariably, even the less-successful performances are, at the very least, worth checking out.
Day three of the 24th edition of FIMAV was all about operating without a safety net — and, as usual, within a wide array of musical contexts — with some of this year’s most and least successful shows yet. […]
Contrasting with
Similar to the
The eight pieces were linked by a nature recording of birds, used to allow one artist to leave the center stage so that the next could take his/her place. Other than FIMAV CEO and Artistic Director
Intriguing sounds were many and diverse, ranging from the natural to the artificial, and there was considerable processing applied. Like
Sometimes it’s good to make the audience come to the music rather than the other way around, and a better balance of dynamics and more discernable narrative for each piece would have made the entire show more successful. Still, credit is due for an imaginative experiment that, some shortfalls notwithstanding, was well worth pursuing.
Entrevue avec Steve Heimbecker
Première partie — le 30 novembre 2004
Peut-on rapprocher
J’ai eu la chance de faire partie d’une exposition dans le cadre du premier colloque consacré à l’écologie acoustique, qui s’intitulait
Décris brièvement la série de concepts à l’origine du montage alterné des plans audio et vidéo dans
Comme tu sais, je suis fasciné par l’idée de la quadrature du cercle, et la quadrature du cercle est liée à un concept de proportions. Ma première relation avec cette idée est survenue alors que je lisais des textes sur l’alchimie2, mais il s’agit également d’une représentation architecturale des proportions. Quand j’ai commencé à travailler avec la conception sonore à huit canaux, j’ai été vraiment frappé par le fait que l’emplacement des haut-parleurs créait essentiellement deux carrés déposés l’un sur l’autre, à un angle de 45° l’un de l’autre. Les points de ces deux carrés créaient un cercle. Ces huit points, dans le sens du cercle, peuvent se diviser comme une tarte pour y trouver un centre qui constitue le point d’écoute optimal
Lorsque j’ai entamé la série
À l’amorce d’une pièce du cycle
Il y a très longtemps, à Calgary, un ami m’a dit
À cet égard, le philosophe
C’est un champ d’intérêt que j’ai déjà exploré
Dans une pièce de 1993,
Le décalage tonal est très intéressant dans la perspective d’utiliser des fréquences (sonores) en vue de mesurer la distance ou l’espace. Parce qu’en changeant le ton, soit vous changez l’échelle de l’environnement dans lequel le son existe, soit vous changez l’échelle de l’auditeur9. En ralentissant le ton, vous dilatez la forme de l’onde et, en dilatant la forme de l’onde, vous représentez un plus grand espace (et diminuez l’échelle de l’auditeur). Dans
Il semble que, dans cette pièce, le son procure une expérience plus directe de l’espace, qui ramène des données du site à un mode phénoménologique.
Oui, bien sûr, et encore une fois, cette œuvre avait beaucoup à voir avec l’architecture de l’espace
Dans un autre contexte, tu évoquais le leurre de la répétition d’une occurrence sonore10. On peut observer un phénomène semblable avec l’image
C’est comme un écho et, en fait, je ne crois pas seulement à l’illusion de la répétition. Lorsqu’on regarde son environnement, on a souvent l’impression de revoir la même chose, jour après jour, mais ce n’est jamais le même jour. Ce qui nous ramène à l’idée de l’observateur qui change ce qu’il est en train d’observer — nous le faisons tous. Il y a donc une illusion dans la répétition. Et aussi l’idée de l’écho, autre élément que j’utilise comme le décalage tonal, parce que l’écho et la réverbération sont des représentations de l’espace. Faire résonner une image vidéo ou un son n’est pas très différent, à mon avis. Et je crois au sens de la relativité, au fait d’agrandir ce qui est petit et de devoir s’ajuster. L’écho n’est pas nécessairement relié au passé, il peut aussi être projeté (en avant dans le temps).
Deuxième partie — 1er décembre 2004
J’aimerais discuter de la non-linéarité dans
Quand vous enregistrez une chose, elle devient linéaire puisqu’il s’agit d’un enregistrement. Elle se joue dans le temps et l’espace. Mais ce que j’ai toujours apprécié du son, c’est la possibilité qu’il soit ou qu’il devienne omnidirectionnel. Nous faisons l’expérience du son tout autour de nous et en continu, donc, d’une certaine façon, lorsque nous choisissons de nous rappeler ou de comprendre des occurrences sonores qui déclenchent une étincelle d’intérêt en nous, nous prenons des décisions de montage en nous-mêmes à partir de cette architecture omnidirectionnelle. C’est fondamental. Une fois que cette chose est comprise, en tant qu’artiste, la question qui se pose est la suivante
Places-tu le principe de non-linéarité sur le même plan que les phénomènes aléatoires
Je ne suis pas convaincu de l’existence de l’aléatoire. Et je dis cela en lien avec la question de la résolution, de la résolution et de la compréhension. En réalité, si nous pouvions vraiment comprendre tous les facteurs qui simultanément motivent et influencent les autres, y verrions-nous une structure ou de l’aléatoire
On compare souvent le mouvement lumineux des tiges dans Pod (l’une des manifestations physiques du logiciel Wind Array Cascade Machine) aux épis balayés par le vent. Tu acceptes cette interprétation métaphorique, mais ton dispositif (le logiciel) est avant tout un outil de visualisation produisant des modèles variés et abstraits d’un phénomène en soi invisible.
Pour être honnête en tant qu’artiste, le chemin le plus important dont je dispose c’est mon propre processus. Si l’on suit le chemin logique que je présente ici, on y trouve l’idée d’un univers vibratoire, l’idée de mesurer le temps/l’espace ou le temps événementiel à l’aide de vibrations, et de le mettre en relation avec la théorie de la relativité où la masse d’un objet occupe une position dans la relativité de son espace, de sorte que l’individu est très bien défini et ne peut être absolument autre chose qu’un individu. Et sa constitution n’est pas qu’une masse, mais aussi la façon dont cette masse se déplace dans l’espace. Ceci a un effet sur tout ce qu’il comprend, tous les points de convergence qu’il a eus, puisque tout, jusqu’au moindre milligramme, est légèrement différent chez chacun. On ne peut pas faire autrement qu’être différent. C’est la seule manière possible. Dans les langues, dans les systèmes et en architecture, nous établissons une sorte de réalité consensuelle. Je crois que la réalité est consensuelle. Nous sommes tous à la fois consommateurs et projecteurs de réalité. Elle est donc flexible, il n’y a pas de position qui puisse être hiérarchique. Alors, si les gens veulent comprendre mon travail par la métaphore… Je crois que c’est ainsi que nous comprenons nos vies de toute manière. Nous aimons faire des analogies
Mais tu imagines un regardeur idéal
Un regardeur idéal
Ou un auditeur idéal… quelqu’un qui disposerait du savoir adéquat pour appréhender l’œuvre selon le programme que tu y aurais investi
C’est moi
C’est toi
Oui.
Dans les
Il s’agit d’une question très contemporaine. Pour moi, un des grands enjeux de certains des compositeurs électroacoustiques ou modernes a été la partition, et l’œuvre est donc une partition. Et ce qui résulte de la partition, c’est une autre œuvre d’art unique à un moment particulier dans le temps et l’espace. Mais c’est en sachant que, même si vous suivez la partition de très près, même si elle est extrêmement précise, elle ne peut jamais être répétée exactement. Et c’est quelque chose qui s’apparente à un nouveau réveil. La capacité de répéter une chose est essentiellement impossible. On retourne alors à la question du processus. Lorsque j’invente mes règles, il s’agit fondamentalement d’une partition.
Donc, il y a toujours une part de choix dans cette méthode systématique de production d’occurrences. Par exemple, la distribution des images vidéo sous forme de grille ne dépend pas uniquement d’une décision d’ordre graphique ou esthétique, n’est-ce pas
Mais elle a lieu dans le contexte de la partition. Si mon lieu dit que je dois me tenir dans un tunnel et que je sais que je n’obtiendrai pas des sons intéressants, je fais une modification. En ce qui me concerne, c’est mon droit en tant qu’individu (artiste)… Je fais donc des choix qui modifient les règles en cours de route. J’aime ce processus d’invention de règles, cette façon d’être à la fois aussi restrictif et ouvert que possible. Je préfère penser que l’art c’est la vie, et je construis donc des chemins qui prolongent ma propre vie en tant qu’artiste. Par contre, je ne crois pas qu’il soit possible de faire de l’art sans propos délibéré. Oui, toute manifestation peut être belle, mais la beauté ne fait plus partie de la production artistique depuis longtemps.
Peut-on ainsi tracer un lien entre la manière dont tu définis le continuum art-vie, et une certaine conception du silence qui s’affirme dans ton travail
Je crois que le silence est simplement contextuel, comme le son. Les questions de signal et de bruit, par exemple, sont comme des mauvaises herbes dans un jardin. Si la plus belle des orchidées se trouve au milieu de votre pelouse, est-ce une mauvaise herbe
Il ne s’agit donc pas de la présence et de l’absence du son
Non, pas nécessairement. Il s’agit de binaires qui créent un point au milieu.
Tu te disais engagé dans des décisions esthétiques… De nouveau, je ramène cette notion d’éclipse de l’auteur…
Oui.
Une expression
Une expression, certainement. Parce qu’elle ne serait jamais la même si j’essayais de la refaire.
Mais il n’y a pas de mythologie dans ton travail.
Non, ce n’est pas vrai.
Non
Les systèmes que je développe concernent entièrement ma propre mythologie et ma propre histoire13.
On évoque aujourd’hui le phénomène d’ubiquité que rend possible la technologie.
Dans mon travail, il y a cette idée de l’omnidirectionnel et du non linéaire qui pourrait sans doute se définir comme un réseau ou une matrice. Nous pourrions revenir à la question du point de convergence et à la concentration simultanée sur de multiples points. Je crois que nous pouvons le faire. Mais ce que les gens considèrent comme du traitement multitâche est, à mon avis, une surcharge de travail qui ne mène à rien. Lorsque nous sommes consciemment attentifs et que nous vivons un flash ou un moment de déjà-vu, je crois que nous existons à deux endroits en même temps
Plusieurs artistes audio proviennent d’un milieu musical ou des arts visuels et entrent dans le circuit des galeries ou des centres d’artistes par défaut, car peu de lieux présentent ce type de propositions…
Les centres d’artistes ont répondu à l’art audio et l’ont vu comme une nouvelle forme de création. Et puisque j’ai une formation en arts visuels, cela avait du sens. Dans les demandes de bourse, je pouvais donc présenter assez facilement des arguments selon cette ligne de pensée. Mais je suis également entré dans les festivals de performance en disant que les œuvres sonores multicanaux que j’y présentais étaient performatives parce que le public, pendant qu’il écoutait, pouvait inventer la composition tout en se déplaçant entre les haut-parleurs, et que ce mouvement était performatif. Je me suis également retrouvé dans plusieurs situations (avec des galeries d’art) dans lesquelles j’ai été totalement rejeté. Le problème avec un bar, par ailleurs, c’est que si vous jouez des sons très subtils, ça ne marche pas. J’ai également fait des concerts à l’extérieur, mais le simple fait d’être dehors est déjà bruyant, c’est donc un différent type d’interaction, de relation
Ton travail semble se générer de lui-même. Il découle d’une matrice conceptuelle, mais les manifestations de ces concepts, leurs articulations, sont toujours singulières.
J’aimerais retourner à l’un des premiers enseignements que j’ai reçus d’un professeur en beaux-arts
Notes
R Murray Schafer ,The Tuning of the World (Toronto: McClelland and Stewart Limited, 1977; en françaisLe paysage sonore , trad. de l’anglais parSylvette Gleize , Paris: J-C Lattès, 1979).- Voir
CG Jung , Alchemical Studies (Princeton: Princeton University Press, 1967). - En 1988,
Heimbecker utilise la vidéo dans une performance intitulée« Have you ever thought to ask? » dans le cadre de Camera Obscura, une série d’émissions de télévision communautaire diffusées à Calgary. - Pour définir ce qu’il entend par objet sonore,
Pierre Schaeffer analyse l’aspect concret des sons enregistrés (leur hauteur, leur timbre) et remet ainsi à jour la dimension strictement perceptuelle de l’écoute. VoirPierre Schaeffer ,Traité des objets musicaux (Paris: essai interdisciplines: Éditions du Seuil, Paris, 1966). Henri Bergson ,Le mouvant et la pensée (Paris: Presses universitaires de France, 1934).- En 1879, l’ingénieur ferroviaire canadien
Standford Fleming invente la norme du temps universel en divisant le globe en vingt-quatre fuseaux horaires. Cette norme est adoptée en 1884 par les instances internationales. - La longueur d’onde d’une tonalité d’essai de 1khz (par exemple, la tonalité d’un téléviseur lorsqu’il n’y a pas d’émission) est d’une longueur approximative de 0,344 mètres.
The Acoustic Line as the Crow Listens est présentée dans le cadre du colloque« The Tuning of the World» , à Banff, Alberta, en 1993. Rendre compte d’un environnement sonore sous la forme d’un enregistrement pose certains problèmes, car plusieurs sons surviennent simultanément dans un même site, mais constituent cependant la complexité de cet environnement. Plutôt que de présenter ces sons de façon séquentielle (sous la forme d’un inventaire), cette œuvre ajoute l’impression de la troisième dimension à leur échantillonnage linéaire. Celui qui en fait l’expérience peut déambuler dans la masse sonore diffusée, tout en expérimentant virtuellement, mais physiquement, la répartition des sons.- La hauteur d’un son dépend de sa fréquence vibratoire et se mesure selon une position relative. Elle repose donc sur une perception avant toute subjective de l’auditeur.
« Aucun son ne peut être répété exactement de la même manière. Pas même notre propre nom. Chaque fois qu’il est prononcé, il sera différent. Et un son entendu une seule fois n’est pas le même qu’un son entendu à deux reprises, tout comme un son entendu avant ne sera pas semblable au son entendu après.» R Murray Schafer ,« l’ve never seen a sound» , Le son dans l’art contemporain canadien / Sound in Contemporary Canadian Art (Nicole Gingras [sous la dir.], Montréal: Éditions Artextes, 2004), p. 67.- Albrecht Dürer (1471–1528) a dessiné les plans des premières machines à dessiner dans
Underweysung der Messung mid dem Zyrkel und Rychtscheyd (1525). - Semblant d’abord aléatoire, le procédé de montage utilisé par
Steve Heimbecker se distingue d’un montage comme écriture, car il répond en grande partie des caractéristiques de l’environnement capté selon la technique du Acoustic Mapping Process. L’outil de sélection des sources (Dynamic Voltage Mapping) fonctionne grâce à des filtres de bruit qui coupent automatiquement certains sons pour que d’autres puissent se manifester. Puisque le ratio son bruit est équilibré grâce à ce procédé, l’auditeur peut discerner des unités récurrentes dans une masse sonore complexe.Heimbecker réussit ainsi à créer une sorte de découpe audio du lieu, d’où le titre,Songs of Place , qui présente l’environnement comme le médiateur de sa propre représentation (le lieu produit effectivement son chant propre). - Dans cette histoire, depuis les années 1980,
Heimbecker a connu de rares moments d’extrême perturbation personnelle lors de concerts trop forts ou trop rudement mixés. Lorsque cela se produit,Heimbecker commente ainsi: « Je dois sortir de la pièce et me défaire de ces vibrations qui sont en moi, parce qu’elles me sont physiquement déstabilisantes. Je peux être indisposé et même devenir malade, ce qu’une infection de l’oreille interne, que j’ai eue au début des années 1990, a intensifié. À ces rares moments, mon équilibre est affecté, ce qui fait basculer mon univers pendant plusieurs minutes.» Andres Bosshard , un compositeur suisse qui assistait au colloque« The Tuning of the World» à Banff en 1993 avecHeimbecker , a initié ce dernier au terme de« sound sailing» [navigation sonore] qu’il utilise dans sa propre recherche.- Les compositions de
Steve Heimbecker ,Tic Talk (1993) etDrip Doodle (1995), fonctionnent selon un tel procédé. Elles sont toutes deux incluses dans l’anthologie des œuvres de l’artiste: Steve Heimbecker (Québec: anthology: The Enormouslessness of Cloud Machines: Ohm éditions, 1998).
Traduit de l’anglais.
Sonic Boom
This is the latest instalment in the continuing series In Profile, which looks at a cross-section of art being produced on the island and the people who make it.
Diversity is a prominent feature of Montréal’s current art scene. Previously dominated by the strong tradition of Quebec’s modernist painters, the realm of artmaking has expanded beyond what is coyly called “the dirty arts” (painting, drawing and sculpture) to include photo and mixed-media, web-based installation, performance, sound, even smell.
This fourth edition of the In Profile series, Sonic Boom, examines four artists who are working in what could be called a booming field in the art world
But sound work, unlike video or web-based work, draws on a long history dating from the early 20th century. Artists in movements like Dada and the Italian Futurists — one of whom,
But technologies — and the public — seem to have caught up to the concept. Desktop studios and trips to Radio Shack have increased the access to recording and editing. And as everyone knows, anything an artist can get his hands on is fair game. Montréal, in particular, has a strong reputation internationally. With yearly festivals like Mutek and Elektra, support from and access to such art centres as Quartier Ephemere, and ambitious installations like the Silophone, a disused grain silo in the Old Port that in 2000 was turned into a kind of musical instrument, sound in the city is booming.
With the visual getting most of the aesthetic coin in museums and galleries, it is easy to forget the other senses — or dismiss them as devoid of content serious enough for aesthetic investigation. Yet artists are increasingly exploring sound, smell and taste as vehicles for content.
During a stint as a bicycle courier in this city, I ran the usual range of adjustments to the haste, pace and danger of a job that is carried out in a panicky sensory jumble. One adjustment was particularly telling
“We use (sound) like a radar — we think we know where we are with the space in front of our eyes, but if you ever have an ear problem, it’s amazing… blind people walk with a stick, tapping it. It’s not to feel out things, it’s setting up echoes.”
In
“So conceptually, if you walk really fast, you would be travelling faster than the speed of sound,” the artist says.
He fabricates most of his installations himself
A Saskatchewan native recently transplanted to Montréal,
“I realized that the wave patterns of a wheat field caused by the wind were exactly how the sine wave works… so it’s a metaphorically perfect thing.”
If music is, as American composer
“I don’t really work with data like
The piece is activated by motion sensors. As the viewer moves, the piano twitches into action, plucked notes sputter here and there, initially startling me into thinking that I had stepped on something accidentally.
“There are three microprocessors. I program the sequence. (The computer) chooses randomly the note… Each sequence is tripped by motion sensors.”
The effect is unsettling and twitchy at first. As you move, the volume of notes gains mass, cascading into a nervous symphony.
“I like it to be random, so at one point I lose control of the result […] The composition gets free, like this one — I select the notes… but the rest is out of my control. To me, the “order” of this is about trying to get the work free from my control.”
Usually working with everyday objects like skis, mirrors or hammers,
“Basically the objects are quite insignificant, they’re quite normal — but the sound they can make is quite amazing,” he says. “(They’re) just amplified, no (added) effect. I use as much as possible the pure sound of the object, and (try) to find an object that has its own colour.”
In his 2002 installation Echotriste,
“I loved electronics when I was a kid — I had a Radio Shack electronic kit. The work brought me to this. It was quite natural for me to do this.”
“
“There’s not a big difference. […] I go around in the woods with my VLF receiver and bring something back with a technology device — the camera is a radio receiver for me (now).”
“A critic wrote that the exhibition isn’t really about the object, it was more about the sound — which surprised me a little bit because those speakers weighed 3,000 pounds…”
“It’s basically (like) a hula hoop with 300 feet of cable, […] a simple radio receiver that allows you to grab all natural electromagnetic phenomena.”
Very low frequency was inadvertently discovered in the 1800s when it became apparent that telegraph lines picked up signals from atmospheric phenomena like the aurora borealis. VLF receivers also pick up what
“Let me put it this way
“Sound is big nowadays.”
“I think sound is something I keep returning to, I guess because I have a certain level of skill. Once I get an idea it often translates into sound, because I guess I can sort of see how it can materialize.”
In his work
One of the recordings was a string of cracks from various parts of the body, edited closely together, bristling and alive with varying notes and textures
“When presented in artists’ talks or things like that, people have a dual reaction. Some kind of wince, and other people start cracking,” he says. “What interests me is also the “uncontrollable-ness” of that action. When you crack, it’s a habit, it’s a compulsion.”
Some of his other work displays a penchant for recording obsessive-compulsive behaviours and bodily functions — like
“
Creating with a blend of old-fashioned microphone recording and software editing,
“I try to downplay sound, in a sense, because (the work) gets pigeonholed. Most of the time it’s not necessarily about the medium. I’m much more interested in the initial idea.”
But with the plethora of noise in our world, and since part of the artist’s job description is to absorb and reflect human experience, the genre is constantly brushing up against the definition of music.
“
