D’autres critiques peuvent se trouver dans les pages des albums de cette artiste.
Trajectoire de l’électroacoustique au Québec: petits big bang
Depuis la libération du son au XXe siècle en Occident, marquée par l’affranchissement de la domination des recherches centrées sur la mélodie et les notes, les pratiques musicales ont pu se développer de manière protéiforme.
L’insertion du bruit, du silence, du hasard et de l’aléatoire dans les compositions, ainsi que l’usage de microphones, de magnétophones, de synthétiseurs et d’ordinateurs ont favorisé l’émergence de nouveaux langages sonores et ouvert la voie aux modulations électroniques, à la musique électroacoustique, aux textures, à la musique algorithmique et à bien d’autres formes encore.
Cela fait plusieurs années que le son au Québec affiche une signature particulière
Nouvellement arrivé au Québec en [1978], le compositeur français de musique électroacoustique
Au Québec, la polyvalence des musiciens et des compositeurs demeure une réalité dans le milieu des musiques nouvelles. Il est commun de constater que les compositeurs du Québec sont impliqués à la fois en électroacoustique, en musique de chambre ou bien en musique orchestrale, en performances in situ et encore en installation audio, pour ne nommer que ces quelques pratiques.
Ce contexte a pris forme grâce à la création, au fil des ans, d’organismes et aussi à l’accessibilité au financement gouvernemental qui soutient les démarches exploratoires et les projets novateurs. Ces structures engendrent des réseaux et des échanges culturels à l’international.
Les centres tels qu’Avatar, à Québec, et Oboro, à Montréal, soutiennent la discipline à travers des résidences
Histoire
Parmi les pionniers des musiques électroacoustiques, qui ont jeté un pont entre l’Europe et le Québec, il y a la compositrice québécoise
La théoricienne et artiste audio
Le compositeur
En 2021,
Dans un autre esprit, l’artiste
La pratique créative des compositeurs au Québec advient au sein d’un terreau fertile. Ils et elles entretiennent avec leur médium une relation engagée, ce qui nécessite une écoute sensible et une volonté de pousser les limites de leur(s) objet(s) sonore(s). Les démarches, des musiques nouvelles, révèlent une malléabilité infinie et de multiples possibilités esthétiques y foisonnent.
[Extrait (du texte original) tel que paru le 3 juin 2025 dans Le Devoir.]
Akousma: premier contact
Le festival des musiques numériques immersives Akousma s’est ouvert hier soir avec un concert consacré aux nouvelles générations d’électroacousticiens et électroacousticiennes. Car oui, il y a enfin un peu plus de elles chez les compositeurs en général et en électroacoustique en particulier.
Le concert s’ouvrait avec deux pièces de factures assez classiques des
Le moment le plus fort de la soirée nous est venu avec le duo
Toute la deuxième partie de ce (trop
L’ingénieuse du son
Sous forme d’abécédaire, portrait de
Toutes les activités — composition, improvisation, bruitisme — de cette artiste visuelle formée à l’UQAM se ramassent sous la même enseigne
Quand elle part donner un spectacle, elle traîne sa
Parlant de sens, elle travaille depuis 2006 à une recherche
En sept endroits du fleuve Saint-Laurent, entre Montréal et Percé, elle a plongé des hydrophones aux propriétés acoustiques diverses, de manière à recueillir les«propos
Comme devrait surprendre le prochain concert de
Magali Babin : sons d’épouvante pour images d’horreur
Productions SuperMusique présente
Plus précisément, le travail de
Depuis 2006,
Voyez le genre
Et voici
On comprendra que ces musiques jouées en temps réel seront en interaction avec le travail du cinéaste
Ne nous reste qu’à frémir…
Magali Babin et Natura Sonoris : la musique du risque
Nos oreilles sont constamment sollicitées. La musique, jadis chose sacrée, peine aujourd’hui à se démarquer dans la tonitruance du paysage sonore. Avec
Dans un local habituellement occupé par une troupe de théâtre, à l’extrémité est du Quartier chinois, cinq artistes s’apprêtent à exécuter un rituel. Un très étrange rituel si l’on en juge le contenu des nombreuses valises qu’on s’affaire à vider
Cette bande de joyeux lurons, c’est l’artiste sonore
Un monde qui fait peur, parfois. L’auteur de ces lignes, qui a pourtant rencontré
Transgresser les règles
Pourtant, la musique actuelle, pour peu qu’on y plonge, étonne par son côté ludique, son désir de trangresser les règles et, ainsi, son accessibilité. Comme
Un risque qui amène toutefois son lot de responsabilités, estime pour sa part
Heureusement pour ceux qui iront à la salle de l’Oboro mercredi et jeudi, ces formes et responsabilités deviendront de pures considérations académiques dès que Magali et ses amis s’installeront qui derrière son projecteur, qui derrière son portable, qui derrière ses instruments trafiqués. À cet instant, ce sera le simple désir de la découverte et de l’émerveillement qui primera.
La trame sonore d’un film qui n’existe pas
Quand on demande à
La référence au cinéma n’est pas fortuite, loin s’en faut.
Avec
Entrent donc en scène
Intriguant, tout ça
Sonic Voyageurs
Montréal is just a five-hour flight away, but the cultural capital of Francophone Canada can sometimes seem as remote as Antarctica. West Coast residents know the city as the home of relaxed liquor laws, good restaurants, and great delis, but we’re rarely exposed to the music that’s made there—and that’s almost entirely because most of it, whether pop, rock, or contemporary classical, is not sung in English.
North America’s largest French-speaking city is home to a thriving music industry and a club scene that we can only envy, but connecting with them seems difficult, thanks to the barrier of language. It’s ironic, then, that one of Montréal’s lesser-known contributions to the world of sound might end up being Vancouver’s entrée to Quebec’s musical life. Musique actuelle—a hybrid style that emerged in Montréal during the mid-1980s—is a largely instrumental form, so unilingual Vancouverites need not be scared off by incomprehensible texts. And although the idiom is so all-embracing that it’s hard to define, it’s animated by the kind of exploratory spirit that’s drives Vancouver groups like Talking Pictures and the Hard Rubber Orchestra. So it shouldn’t be that difficult for B.C. ears to appreciate Montréal’s sonic explorers, and we’ll get a chance to do just that this week, thanks to the Vancouver New Music Society’s Interférence
Although the event, which runs at the Scotiabank Dance Centre until Saturday (October 22), features non-Francophone artists such as the U.K.’s Fred Frith and Janek Schaeffer, most of the performers hail from Quebec, and many of them, like Diane Labrosse, are 20-year veterans of the musique actuelle scene. Nonetheless, the otherwise charmingly articulate keyboardist still finds it difficult to explain what it is, exactly, that her chosen style includes—and that, it seems, is not only a linguistic issue.
“It’s a hard thing to do, describing a music that’s so broad,” Labrosse says, on the line from her Montréal home. “Of course at first there was progressive rock, and then improv came along, and then came the idea of putting together different styles of music. Some musicians began to draw on the roots of jazz, and also using more traditional or folkloric stuff, and then putting all of this together to make a new hybrid of music, which we called musique actuelle. We even find these different direct references within the same piece.”
The style’s name, like the music itself, contains a wealth of inferences and possibilities. Its sounds are “actuelle” because they’re real music made by real musicians, as opposed to machine-made, bottom-line-driven pop, but also because they reflect the kaleidoscopic reality of today’s media environment. The argument Labrosse makes is that few people confine their listening to just one genre, so why should musicians suffer self- imposed limitations on what they play
Her own career reflects this wide-open attitude. She’s written scores for dance, penned twisted avant-pop tunes, worked extensively with sample-based music, and performed with a global array of free improvisers. And in her Thursday-night concert at the Dance Centre, she’ll move a step or two toward abstract sound, in the company of multimedia artist Jean-Pierre Gauthier.
“Jean-Pierre is more known in the visual arts,” Labrosse notes. “He started out as a sculptor, a visual artist, and then he started to make some sound sculptures. This is where we got involved together quite a few years ago, maybe in 1998 or 2000 or whatever. We did a project where he was working with rubber tubes and compressors and bird whistles, things of that nature, so it was a noisy kind of culture. That started him doing shows, or doing performances
Labrosse reveals that she doesn’t yet know what Gauthier will be bringing to their Interférence show. “He told me that it’s very small, and that it’s something that he’s made, and that it varies from one performance to another.”
With that in mind, she’s readying herself for a performance that will be improvised from start to finish, as will several of the other bookings that Vancouver New Music artistic director Giorgio Magnanensi has arranged for his festival. Following Labrosse on Thursday will be the cross-country quartet of Pierre Tanguay, Bernard Falaise, Dylan van der Schyff, and Ron Samworth, a group she describes as well worth hearing.
“It’s a double-duo sort of thing
Friday night (October 21) features performances by sound artist Magali Babin and saxophonist Joane Hétu, followed by Klaxon Gueule, a trio that includes guitarist Falaise, percussionist Michel F Côté, and pianist Alexandre St-Onge. Like Labrosse’s collaboration with Gauthier, both of these ensembles patrol the grey area between sound sculpture and more conventional forms of improvisation, a zone that increasingly draws practitioners of musique actuelle.
“You start with finding new sounds on your guitar or your bass or your drums,” Labrosse notes. “And you move from there to adding effects, and then to [computer-based] processing, or even to building your own instruments.”
Fittingly, then, Interférence’s musique actuelle survey will conclude on Saturday with Morceaux_de_Machines, an abrasive and intense collaboration between sound designers Aimé Dontigny and Érick d’Orion that has earned comparisons to noise innovators Einstürzende Neubauten and Otomo Yoshihide.
It seems that the Montréal-born idiom known as musique actuelle really is capable of embracing almost everything from the minimalist gestures of Babin and Hétu to the ear-scorching aural firestorms of Dontigny and d’Orion. Close observers of the Vancouver scene will note that our own creative musicians are capable of a very similar range of styles
