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  • Solos de guitare électrique dans Sztuka Fabryka

    «Review», Geert De Decker, Sztuka Fabryka, 1 décembre 2000
    vendredi 1 décembre 2000 Presse

    Here on this CD René plays solo improvisation music with electric guitar. Instead of the improvisation music as it is played by jazz musicians, René does not create songs, he creates sounds and atmospheres. Pure improvisation music, so you have got to be a fan of it to understand this kind of music. But he creates on a wonderful way music. Instead of playing tunes on the guitar he uses the guitar in all kinds of ways to get sounds from it. He plays it on a soft way so that the sounds follow very gentile on such way that silence is an important part of his improvisations. But this is not always the same in a few tracks he plays very fast and then the sounds are also harder. But mostly the sounds and the atmosphere is tranquil. You find 14 tracks and on the image site of the CD a very colourful artwork is placed.

    Full Blast, Robert Marcel Lepage dans SOCAN — Paroles & Musique

    «Critique», Dominique Nadeau, SOCAN — Paroles & Musique, no 7:6, 1 décembre 2000
    vendredi 1 décembre 2000 Presse

    Le coup de pinceau musical du compositeur Robert Marcel Lepage colore avec justesse les vastes toiles documentaires que sont Histoire d’un Canadien: Maurice Richard, Barbeau, libre comme l’art et Images d’une dictature, pour ne nommer que celles-là. La musique du long métrage Full Blast, du cinéaste Rodrigue Jean, porte également sa griffe.

    Qu’ouïs-je? dans Revue & Corrigée

    «Critique», Pierre Durr, Revue & Corrigée, no 46, 1 décembre 2000
    vendredi 1 décembre 2000 Presse

    Qu’ouis je?

    Des affrontements, des attouchements, des barrissements, des bourdonnements, des bruissements, des chuchotements, des couinements, des craquements, des dégorgements, des frémissements, des froissements, des frottements, des gargouillements, des gémissements, des glapissements, des gloussements, des grincements, des hennissements, des jappements, des mugissements, des pétillements, des piaulements, des pincements, des raclements, des rugissements, des sifflements, des tressaillements, des vagissements, des vrombissements… Comment cela?

    Avec apaisement, acharnement, affolement, agrément, bouleversement, compliment, dépouillement, dérangement, détournement, ébahissement, emballement, embrasement, envoûtement, frissonnement, raffinement, rayonnement, rebondissement…

    Sans agacement, bâillement, désenchantement, écœurement, gonflement, harcèlement, hébétement, larmoiement, manquement, ménagement, raidissement, refoulement, remaniement, renoncement, ncanement, surencherissement, travestissement…

    Mais encore?

    Un daxophone, un pick-up, un synthetiseur et une boite à rythmes.

    Tricotage dans Revue & Corrigée

    «Critique», Pierre Durr, Revue & Corrigée, no 46, 1 décembre 2000
    vendredi 1 décembre 2000 Presse

    Tricoter: 1. remuer vivement les jambes pour courir, pédaler… 2. battre… 3. une maille à l’endroit, une maille à l’envers… il y a un peu de tout cela: en guise de guibolles ou d’aiguilles, une contrebasse et des percussions.

    Tricoteuses: 1. personnes qui tricotent. 2. surnom donné pendant la révolution française aux femmes qui assistaient aux séances de la Convention et/ou de la machine à Guillotin. On se rappelle les fameuses tricoteuses que furent, il y a une quinzaine d’années, Lindsay Cooper, Maggie Nicols et, déjà, Joëlle Léandre (cf. Live at the Bastille). Revendication politique liée au FIG (Feminist Improvising Group)?

    Y a-t-il ici une quelconque revendication? Sinon celle de deux musiciennes de se retrouver et de nous communiquer quelques instants tissés avec force et délicatesse dans une laine brute?

    Enregistré à Montréal, cette knitting factory de poche subit aussi l’influence locale, en nous invitant à une sorte de rituel indien, invocation aux forces naturelles (coupes blanches).

    Sinon celle de deux musiciennes de se retrouver et de nous communiquer quelques instants tissés avec force et délicatesse dans une laine brute?

    Petit traité de sagesse pratique dans Rubberneck

    «Review», Chris Blackford, Rubberneck, 1 décembre 2000
    vendredi 1 décembre 2000 Presse

    Supported by a strong cast of mainly Canadian electroacoustic improvisors, including Martin Tétreault, Jean Derome and Rainer Wiens, Diane Labrosse offers a series of miniature songs which examine the wisdom, or otherwise, of the proverbs of conventional morality. The songs are all sung in French, and whilst those with only a ropy grasp of the language may be denied optimum enjoyment of the disc, this matters little. Italian Opera still survives for some as a sumptuous banquet for the ears despite, at best, partial understanding of the lyrics by most devotees. Labrosse’s marriage of text and music is beautifully executed, spanning many stylistic genres, through jazz, rock, Early Music and of course improvisation. Tétreault’s grainy, ghostly turntables and Derome’s more earthly saxophone declamations typify the way in which an unsettling coherence is wrought from stark juxtapositions. The shortness of the songs produces an episodic feel, reminiscent of Machine For Making Sense, another outfit who explore the relationship of text and improvisation. This stimulating disc is almost reason enough to enrol for evening classes in French.

    Labrosse’s marriage of text and music is beautifully executed, spanning many stylistic genres, through jazz, rock, Early Music and of course improvisation.

    Live à la Casa dans Le Devoir

    «Manne montréalaise: Évidente affirmation», Serge Truffaut, Le Devoir, 18 novembre 2000
    samedi 18 novembre 2000 Presse

    S’il existe un groupe qui a bien choisi son nom, c’est bien Évidence. L’Évidence en question c’est Jean Derome au saxophone alto, Pierre Cartier à la basse électrique et Pierre Tanguay à la batterie. L’Évidence en question existe depuis plus d’une décennie. Après tant de temps et donc bien de l’ouvrage abattu, l’Évidence s’affirme encore et toujours commé une nécessité qu’on osera justement qualifier d’évidente.

    Une nécessité évidente… Quelles sont les musiques nécessaires? En vrac comme en désordre, il y a celles de Duke Ellington et Charles Mingus, John Zorn et Muddy Waters, Mississippi John Hurt, Dexter Gordon, Zoct Sims, Art Pepper, Lester Bo wie et Miles Davis, Art Ensemble Of Chicago, Lounge Lizards et Keith «Capitaine Fracasse» Richards, bien d’autres encore et surtout Thelonious Monk

    À Monk, Evidence consacre toutes ses énergies, canalise tous ses talents. À Monk, beaucoup d’autres musiciens ont consacré des heures et des heures de travail pour mettre l’accent sur les aspérités de Four In One et autres javas monkiennes. Parfois ce fut le bonheur, parfois la déception.

    Ce qu’il y a de bien, avec Évidence, c’est que ses actionnaires font Monk sans aucun souci de mimétisme. Derome est âpre là ou Rouse était coulant, Cartier font danser les notes dans des temps différents à ceux choisis par Larry Ridley et Frank Dunlop. Bref, Evidence ne fait pas du Monk. Ils le refont.

    Ils le refont après l’avoir déconstruit. Ils le refont aprés l’avoir ausculté sous toutes les coutures. Ils sont délinquants là où les autres sont trop souvent trop sages. Enregistré live à la Casa, ce nouvel opus d’Évidence est une des grandes idées sonores de cet automne.

    Ne reste plus qu’à se demander pourquoi ce groupe unique est si peu convoqué sur les scènes de Montréal et des environs. Cela relève du crime de lése-majesté.

    Enregistré live à la Casa, ce nouvel opus d’Évidence est une des grandes idées sonores de cet automne.
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