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Billet

Callas: La diva et le vinyle dans Revue & Corrigée

«Critique», Pierre Durr, Revue & Corrigée, no 38, 1 décembre 1998
mardi 1 décembre 1998 Presse

Vingt ans apres sa mort, la Callas fête le centenaire du disque, ou plutôt celui de la fondation de EMI, par Emil Berliner. Cette rencontre post mortem est initiée par un des sorciers du travail sur platine, le Québécois Martin Tétreault et par Robert Marcel Lepage, autre éminent magnétiseur d’ambiances et clarinettiste de son état. On se souvient aussi du titre Maria Callas, de Christian Marclay (in More encore), il y a plus de dix ans et récemment réédité. Les deux approches n’ont rien à voir. Marclay cherchait à saisir l’esprit et l’art de la Callas en quelques trois minutes et une seconde. Nos deux Quebécois nous proposent plutôt une sorte de portrait décliné au travers d’une quinzaine de pièces, de la Diva et du culte qui l’entourait, à la fois malicieusement et tendrement, et non sans une certaine délicatesse, sans pour autant renier leur propre art, celui du scratch, de la manipulation de platines pour l’un, celui de son instrument, tour à tour lyrique, mélancolique ou enjoué.