La plante humaine dans Voir
Disons-le d’emblée
En fait, La Plante humaine est — comme toute œuvre purement cinématographique — à peu près impossible à décrirè, elle n’existe que dans la rencontre du son et de l’image, vingt-quatre fois par seconde… Essayons tout de même de dire, pour être un peu plus précis, que cette coproduction entre l’ONF et la Franœ (tournée à Montréal, à Paris et au Burkina Faso) nous plonge au centre du maelstrom d’images entourant Monsieur Michel, un veuf qui mène une vie tranquille avec son chien Léonard
Monsieur Michel (qui nous apparaît tantôt sous la forme d’un personnage animé, tantôt joué par l’excellent Michad Lonsdale) est un bibliothécaire récemment retraité. Passant ses journées entre la solitude de son appartement et quelques sorties dàns un voisinage inquiétant, il se réfugie graduellement dans un monde où se mêlent ses souvenirs et ses songes, ses livres et la télévision. Le tout, au fil d’un
Œuvre extrémement touffue, risquée et ambitieuse, La Plante humaine désarçonne d’abord le spectateur
On peut, certes, reprocher à La Plante humaine quelques redites et longueurs, ainsi qu’une ambition excessive qui l’amène parfois à courir trop de thèmes en même temps. Et il est clair que le film de Pierre Hébert risque de décevoir sérieusement ceux qui ont une idée classique de ce qu’est un film d’animation. Les autres, en revanche seront sans doute captivés par ce film original, fascinant et inclassable, qui repousse à la fois les limites du cinéma d’animation et du long-métrage de fiction.

