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  • Beau comme un aéroport dans Musicworks

    «Review», Mike Chamberlain, Musicworks, no 117, 1 décembre 2013
    dimanche 1 décembre 2013 Presse

    These two CDs, recently released on Éric Normand’s Tour de Bras imprint, have in common the trumpet of Elwood Epps and the drums of Michel F Côté, both players dynamic forces on Montréal’s improvised and musique actuelle scenes. Côté’s work, both as a composer and drummer, is always playful—he never saw a groove he didn’t want to mess with. Epps has been ubiquitous on the Montréal scene since arriving from Guelph about six or seven years back, and his playing, emphasizing breath control and dynamic subtleties, becomes stronger all the time.

    […] The current iteration of Mecha Fixes Clocks, one of Côté’s many ongoing projects, consists of Philippe Lauzier (alto sax, bass clarinet), Epps (trumpet), Jean René (alto violin), Pierre-Yves Martel (viola da gamba, feedback), Bernard Falaise (guitar), Guillaume Dostaler (piano), and Côté (drums, feedback, and microphones).

    Recorded at Côté’s preferred studio, Montréal’s Studio 270, Beau comme un aéroport is a suite of songs, the titles of which allude to air travel (se maintenir en l’air coûte que coûte, turbulence du dimanche, au terme de l’ascension, petite perte d’altitude). We do not normally think of airports as beautiful, however, and the music does not seem strictly programmatic, but one can find musical analogues with air travel if one chooses to do so. The middle section of Turbulence du dimanche, a rather tranquil piece, is dominated by a line of long notes from Epps, and Côté clattering on toms. (Perhaps Sundays are known for having very little turbulence.) Atlas des brumes has an African feel to the beat, bass droning underneath, trumpet line of long, purely played notes, Dostaler vamping sparely. Tour des anges begins with Epps and Dostaler playing solo lines before Côté enters with a splash of cymbal followed by a rising burst of feedback, which, with Dostaler’s offbeat phrasing, creates a sense of impending doom. Egalité de la résistance des ailes has a gamelan-feel built around Martel’s viola da gamba and Lauzier’s alto, a polyrhythmic play. Sur le siège d’a côté 22F has Epps blowing air through his trumpet to simulate snoring. Ostinato aierienne is a gentle, peaceful ending, which one wishes all flights to have.

    Côté’s work, both as a composer and drummer, is always playful — he never saw a groove he didn’t want to mess with.

    Combines dans Monsieur Délire

    «Journal d’écoute», François Couture, Monsieur Délire, 20 novembre 2013
    mercredi 20 novembre 2013 Presse

    Les joyeux lurons de Rimouski ont pondu un vinyle qui s’avère être leur œuvre la plus achevée à ce jour. Pas d’invités cette fois — le GGRIL enregistre maintenant comme un grand. Combines, un vinyle rouge pétant, propose deux réalisations d’un jeu d’improvisation (Jeu de cartes), une improvisation collective et une improvisation à deux chefs d’orchestre. Très bon son, et des prestations exigeantes mais ludiques. Situation à deux chefs est particulièrement réussi: tension, conflits, résolutions, bel équilibre entre techniques individuelles et expression collective. Recommandé. Le vinyle vient avec une carte de téléchargement qui propose une pièce bonus enregistrée en concert (intéressante, mais la qualité sonore est inférieure).

    Très bon son, et des prestations exigeantes mais ludiques.

    Érick d’Orion dans Voir Québec

    «Critique», Catherine Genest, Voir Québec, 14 novembre 2013
    jeudi 14 novembre 2013 Presse

    Plus qu’une trame de fond, la musique de Bach se fera entendre au-delà des enregistrements sur lesquels on pèse sur play. Érick d’Orion, figure de proue de l’art audio à Québec, y signe pour une première fois des compositions dédiées à un spectacle de danse contemporaine. Loin de se contenter d’un simple remixage, d’Orion s’est approprié Bach et l’a façonné comme on concasse la pierre sortie d’une carrière. Des créations originales au-dessus desquelles flotte le fantôme de Johann Sebastian.

    Érick d’Orion, figure de proue de l’art audio à Québec, y signe pour une première fois des compositions dédiées à un spectacle de danse contemporaine.

    Beau comme un aéroport dans Monsieur Délire

    «Journal d’écoute», François Couture, Monsieur Délire, 13 novembre 2013
    mercredi 13 novembre 2013 Presse

    Je n’ai pas assez voyagé, dans ma vie, pour savoir ce qu’est un bel aéroport, mais j’ai écouté assez de musiques exigentes pour affirmer que Beau comme un aéroport est un très beau disque. Le percussionniste Michel F Côté est de retour avec son projet le plus «musique actuelle», Mecha Fixes Clock, dans lequel on trouve cette fois Philippe Lauzier, Pierre-Yves Martel, Elwood Epps, Jean René, Guillaume Dostaler et Bernard Falaise — un beau mélange de (semi-)vieux routiers et de jeunes premiers. L’album propose une suite de courtes pièces qui constituent un excellent exemple de ce qu’est devenue la musique actuelle québécoise: fignolée, subtile, mais aussi pimpante, amusante, multiforme. Une écriture fine, qui entremêle les codes fixes et improvisables, et qui tient en haleine de A à Z. Bravo.

    L’album [est] un excellent exemple de ce qu’est devenue la musique actuelle québécoise: fignolée, subtile, mais aussi pimpante, amusante, multiforme. Une écriture fine, qui entremêle les codes fixes et improvisables, et qui tient en haleine de A à Z. Bravo.

    On No On dans Le son du grisli

    «Disques», Guillaume Belhomme, Le son du grisli, 13 novembre 2013
    mercredi 13 novembre 2013 Presse

    «Music of a different Mode», voilà de quoi relève la série Avant du label Mode. A son catalogue, déjà, deux conversations du percussionniste John Heward: Recessional (for Oliver Johnson) avec Steve Lacy (2003) et Voices: 10 Improvisations avec Joe McPhee (2006). Cette fois (septembre 2009), son partenaire n’aura pas eu à faire des kilomètres pour improviser avec lui. Habitant elle aussi Montréal, voici la clarinettiste Lori Freedman approchant Heward en voisine et même en «habituée».

    C’est que les nombreux concerts donnés par Heward et Freedman (en compagnie de Barre Phillips, Joe McPhee, Sam Shalabi ou encore au sein du Ratchet Orchestra de Nicolas Caloia) ont encore rapproché les deux improvisateurs. Dressant un épatant état des lieux de leur relation, sept pièces montrent les deux musiciens en duo souvent remonté, et cherchant toujours.

    De nouvelles sonorités à faire naître sur cymbales, caisses ou toms, par exemple: rumeurs nées de rapides coups de baguette, étouffements des retentissements, minutie d’une pratique qu’Heward semble parfois vouloir même «sommaire». D’airs attrapés à la volée par les clarinettes, aussi: versatile parce qu’inspirée, Freedman multiplie les propositions sensibles et perspicaces. Nées d’affinités évidentes et même concluantes, On No On est ainsi donc bien plus qu’un rapport de bon voisinage.

    Nées d’affinités évidentes et même concluantes, On No On est ainsi donc bien plus qu’un rapport de bon voisinage.
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