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  • Teoria dell’elasticità di Girolamo Papariello dans Monsieur Délire

    «Journal d’écoute», François Couture, Monsieur Délire, 27 octobre 2011
    jeudi 27 octobre 2011 Presse

    Le projet Mecha Fixes Clocks de Michel F Côté poursuit son errance: après un album chez alien8 et un autre chez &records, en voici un troisième chez Ambiances Magnétiques. Enregistré l’an dernier au Studio 270, ce disque propose un nouvel alignement (Côté, Freedman, Lauzier, Epps, Zubot, René, Thiessen, Martel, St-Onge, Falaise, Tétreault). La musique, quant à elle, demeure mystérieuse et changeante: improvisations texturales, éléments rythmiques et mélodiques suggérés par moments, confluences d’idées synergétiques qui donnent une impression de volonté complexe plutôt que de chaos. Différent et à l’égal des disques précédents. Longue vie et renouvellement prolongé à ce grand projet!

    Différent et à l’égal des disques précédents. Longue vie et renouvellement prolongé à ce grand projet!

    At Christ Church Deer Park dans Monsieur Délire

    «Journal d’écoute», François Couture, Monsieur Délire, 18 octobre 2011
    mardi 18 octobre 2011 Presse

    Lors d’une soirée-lancement organisée par l’étiquette Barnyard Records, se sont trouvés simultanément sur scène le trio Lewis/Downing/Martin, William Parker et l’Element Choir de Christine Duncan. Résultat: 45 minutes de bonheur, pour faire suite au premier disque du grand ensemble d’improvisation vocale dirigé par Duncan. Pas aussi grandiose et révélateur, mais un effort plus qu’honnête. En fait, les premières 20 minutes sont splendides — belle synergie entre l’orgue d’église, le chœur et les autres instrumentistes. La pièce perd de l’éclat ensuite. Commencez par At Rosedale United.

    45 minutes de bonheur, pour faire suite au premier disque du grand ensemble d’improvisation vocale dirigé par Duncan.

    Abandoned Ballroom dans Monsieur Délire

    «Journal d’écoute», François Couture, Monsieur Délire, 18 octobre 2011
    mardi 18 octobre 2011 Presse

    Un deuxième album pour Saint Dirt Elementary School, l’ensemble dirigé par le joueur de lap steel Myk Freedman. Et c’est un grand pas en avant, un disque splendide, plein de courtes pièces naïves, jolies à sourire irrésistiblement. L’ouverture As America Crumbles, I Sit in My Room Dreaming Up Silly Songs a un côté Klimperei indubitable (le glockenspiel), alors que les rythmes latino de Zombies Love Dancin’ to this Number évoquent Jono El Grande forniquant avec Perrey & Kingsley. Ailleurs, on sent des affinités franches avec la Fanfare Pourpour, les Pascals et le défunt duo suédois Sagor & Swing. Du bonbon, un coup de cœur immédiat.

    Du bonbon, un coup de cœur immédiat.

    Daniel Rothman, Ernstalbrecht Stiebler: Sens(e) Absence, Jean Derome, Joane Hétu: Le mensonge et l’identité dans Vital

    «Review», Dolf Mulder, Vital, no 801, 10 octobre 2011
    lundi 10 octobre 2011 Presse

    Founded in 1999 this string quartet has built a reputation in interpreting all kinds of modern Music in well-defined projects. Earlier releases concentrated respectively on Steve Reich, James Tenney, etc. This year two new releases saw the light. Sens(e) Absence has two lengthy and otherwise related works by Ernststalbrecht Stiebler (Sehr langsam) and Daniel Rothman (Sense Absence). Sehr langsam from veteran German composer Stiebler, describes perfectly how this piece progresses. It moves very slowly forward, through a constant fading in and fading out of the strings, who play long extended notes. The piece breaths a deep sonority and ask for an exercise in patience, in just listening without expecting much to happen. Rothman is an american composer of a younger age, who composed a piece that is closely related to Sehr langsam. Also his composition is about drones and moves on very slowly, again through the playing of long extended notes. In both pieces little intervals, harmonies and other details are discovered when listening attentively. On Le mensonge et l’identité the Bozzini Quartet shows a different face. It is a work by Joane Hétu and Jean Derome for string quartet, “whom members speak, move about, improvise, and accompany themselves with a prerecorded tape.” The work is divided in three sections. In the first part we see the classical quartet. In the second part the musicians start to move on stage from their original positions. In the third section the musicians operate individually. Over the pieces the music moves from composed to improvised, from constructed to deconstructed. But whatever happens, throughout the musicians play together, cooperating in one work. The music is also meant as a metaphor for what happens in our society. Institutions disappear, leaving the individual alone and homeless. However music is a force that create community as well spiritually as physically. That is the philosophy of this piece, and that can be picked up from the spoken parts. Sometimes the music is interrupted by spoken words, and other places they move along unisono. Personally I’m not a fan of music where spoken words are part of the concept, to communicate some message. But that is a matter of taste. Not an easy work this suite. Life isn’t an easy matter either.

    Not an easy work this suite. Life isn’t an easy matter either.

    Damián Nisenson, Trio Derome Guilbeault Tanguay dans CISM

    «Journal de bord de l’OFF: Trio Derome Guilbeault Tanguay + Socalled / Nozen», François Dunlop, CISM, 8 octobre 2011
    samedi 8 octobre 2011 Presse

    Trio Derome Guilbeault Tanguay

    Qu’il n’y ait qu’un seul jazz ou plusieurs, que son existence même soit remise en question ou pas, personne ne pourrait réunir plus de consentement que le trio de force de Jean Derome, Normand Guilbeault et Pierre Tanguay sur le sujet. Difficile donc de commenter un concert où les parrains de notre scène ne font que le plus naturel des gestes: étaler leur art dans sa plus pure version. Poursuivant dans l’élan du magnifique Danse à l’Anvers (Ambiances Magnétiques Jazz, 2011), le trio a doucement navigué entre les compositions de maître Derome et celui de la grande histoire du jazz, déconstruisant au passage le classique de Ray Henderson, The Best Things In Life Are Free. Autre moment phare de la prestation fut celui où ce même Derome fredonna doucement les paroles d’un You Can Depend On Me, sous le délire d’une foule décidément bien heureuse par la surprise. Inutile de le répéter, mais faisons-le tout de même, Normand Guilbeault commanda sa contrebasse comme seul lui sait le faire et Pierre Tanguay n’a que réitéré son titre de premier batteur de la nation.

    Socalled / Nozen

    Rappelons-nous de cette première mouture du Tremblement de fer de Pierre Labbé et ses 50 musiciens, une commande de l’OFF qui, après un départ un peu éparpillé, a pris beaucoup de gallon en se réorientant vers une (inévitable) formation plus réduite et plus concise. Un projet de la sorte n’aurait jamais vu le jour sans le support de l’OFF. La même conclusion pourrait être tirée de cette fusion entre le projet du multi-instrumentiste Socalled et la formation free-klez (bah, utilisons ce terme au dépit d’un autre…) Nozen de Damian Nisenson. Gravitant généralement autour du répertoire du quartet et de quelques mélodies hébraïques, le concert s’est lentement dirigé vers une finale plus socalledienne au plaisir des quelques disciples de la star montréalaise qui n’hésitèrent pas à improviser un petit plancher de dans dans un Lion d’Or confortablement assis. Alors que l’intégration des échantillons laissait à désirer par une cohésion brouillonnant les rythmes de Pierre Tanguay (batterie) et Jean-Félix Mailloux (basse et contrebasse), celle des piano et claviers relevait d’un cran le jeu d’ensemble des musiciens. L’histoire saura nous dire si Nozen retentera l’expérience avec un Socalled délaissé à ses simples pianos et accordéons. Preuve fut d’ailleurs servie lors d’une très jolie finale tout en acoustique où saxophone, accordéon, et contrebasse défilèrent en plein milieu d’un public conquis par un esprit festif n’ayant jamais manqué au rendez-vous.

    Qu’il n’y ait qu’un seul jazz ou plusieurs, que son existence même soit remise en question ou pas, personne ne pourrait réunir plus de consentement que le trio de force de Jean Derome, Normand Guilbeault et Pierre Tanguay sur le sujet.

    Jean René dans La Presse

    «Jean René: altiste contemporain… de moins en moins discret», Alain Brunet, La Presse, 6 octobre 2011
    jeudi 6 octobre 2011 Presse

    Tout mélomane montréalais intéressé un tant soit peu à la musique contemporaine, au jazz contemporain ou autres musiques actuelles l’a vu et entendu à maintes reprises. Peut-être sans le reconnaître puisque ses fonctions étaient plutôt discrètes, enfin jusqu’à une période récente. Jusqu’à… aujourd’hui?

    Mis en relief dans le Ratchet Orchestra au dernier Festival international de musique actuelle de Victoriaville, un solo magnifique et d’autant plus flamboyant de l’altiste Jean René a motivé la rédaction cette cette interview. La présentation de son quatuor à l’Off Festival de jazz de Montréal, ce dimanche à la Casa del Popolo, en a déterminé la publication.

    Parlons d’abord de l’alto, ce «gros violon» connu pour son rôle relativement effacé dans les ensembles et… peu connu pour ses solistes. Qu’en dites-vous, Jean René?

    «L’alto, soulève-t-il, est souvent écrasé par le violon et le violoncelle. Même dans le répertoire classique (pré-contemporain), l’alto reste souvent à l’arrière-plan alors que dans la musique contemporaine, il est davantage mis en évidence. Il y de la matière à jouer pour deux vies!»

    Originaire de Victoriaville, le musicien a entrepris de vraies études de musiques sur le tard: à 18 ans, il s’était inscrit à l’École supérieure de musique de Nicolet avant de poursuivre ses études en composition à l’Université de Montréal, sans compter la direction d’orchestre. «À cette école dirigée par des sœurs dans les années 70, relate-t-il, j’ai étudié en même temps que les violoncellistes Claude Lamothe et Alain Aubut, ainsi qu’avec le compositeur Jean Lesage. Des sœurs très dynamiques nous enseignaient la musique, elles étaient compétentes et disposaient de ressources pour accroître leur expertise.»

    Qu’avait alors motivé le choix de l’alto?

    «Je ne voulais pas apprendre le violon parce que la corde de mi m’agressait. Et aussi parce que j’avais entendu à la radio une pièce de musique contemporaine pour alto… que je n’ai jamais retrouvée! Avant de choisir l’alto, d’ailleurs, j’étais guitariste gaucher; je suis devenu altiste droitier lorsqu’on m’a indiqué que je ne pourrais jamais être gaucher dans le monde classique, très conservateur. Ce que j’avais acquis en vélocité sur le manche de la guitare, j’ai dû y renoncer, mais… À cet âge-là, on était fou! On commençait à 7h le matin et on finissait à 21h le soir. La musique est une maladie, c’est connu», raconte le musicien, étouffant un rire contagieux.

    Longtemps instrumentiste permanent à l’Orchestre Métropolitain, Jean René a renoncé à sa permanence pour prendre part à de nombreux projets qu’il estimait ne pouvoir rater. En tant que pigiste, il a participé à plusieurs ensembles de musique contemporaine dont celui de la SMCQ ou encore des ensembles classiques tel l’orchestre de chambre Appassionata.

    En tant que soliste et leader d’orchestre, sa démarche est plus récente:

    «Depuis 2003, j’ai commencé à faire du solo et travailler sur un projet d’album; Fammi est finalement sorti en 2010 — sous label &records. Je voulais une petite formation pour interpréter ma musique, mais aussi celles que j’avais déjà jouées aux côtés de René Lussier, Jean Derome ou Normand Guilbeault — pour citer celles au programme de dimanche. Des œuvres que je considère comme des classiques québécois, mais qui ne sont généralement jouées que par leur compositeur.

    Quant à mes compositions, elles naissent généralement d’improvisations. J’en note des bouts, je construis autour et je laisse une place à l’improvisation.»

    Jean René avait d’abord composé pour l’alto, le violon et la contrebasse, trio auquel il a ensuite greffé une batterie. Ainsi, son projet Et quart se compose du violoniste Joshua Zubot, du contrebassiste Nicolas Caloia et du batteur Pierre Tanguay.

    Difficile de circonscrire le style de Jean René, qui puise dans tous les univers de la musique instrumentale contemporaine. Laissons-le donc résumer: «C’est de la musique qui pourrait se prendre la tête entre les deux mains, mais… qui a aussi envie de danser.»

    Et quart, projet mené par l’altiste Jean René, est présenté ce dimanche à la Casa del Popolo dans le cadre de l’Off festival de jazz de Montréal.

    «C’est de la musique qui pourrait se prendre la tête entre les deux mains, mais… qui a aussi envie de danser.»
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