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  • Bridge dans Le son du grisli

    «Critique», Héctor Cabrero, Le son du grisli, 31 août 2010
    mardi 31 août 2010 Presse

    La palette de la clarinettiste Lori Freedman ne cesse pas de s’élargir au fil des disques. Pour exemple, son Bridge rassemble des improvisations et des interprétations de pièces de musique contemporaine (de Scelsi, Donatoni, Dusapin, Aperghis, Michel Galante ou Monique Jean) qui mettent en avant une dextérité qu’on ne peut qualifier que de «freedmanienne». L’ouvrage d’art qui en ressort est impressionnant et si Lori Freedman était un pont, elle pourrait être par exemple la passerelle Simone de Beauvoir. Sur la Seine, la construction d’acier invoque l’eau en ondulant dans l’autre sens et promène ses visiteurs sur des chemins différents. Sur cet enregistrement, Lori Freedman prend ce visiteur et le fait danser avec une précision d’orfèvre ou sous le coup d’un expressionnisme exacerbé. Agité dans tous les sens, il ne fait plus de différence entre sa droite et sa gauche et la seule chose dont il est encore sûr est que le pont est stable alors que lui ne l’est plus. Mais la clarinette de Lori Freedman a ce son profond que l’on n’oublie pas et ce son est la rampe que le visiteur-auditeur ne devra plus lâcher.

    L’ouvrage d’art qui en ressort est impressionnant…

    À l’inattendu les dieux livrent passage dans Voir

    «Nouveautés CD», Réjean Beaucage, Voir, 5 août 2010
    jeudi 5 août 2010 Presse

    Le groupe est un projet du multi-instrumentiste Michel F Côté, qui nous a habitués à aller dans, littéralement, toutes les directions. Cette fois-ci, après le country désabusé ou le jazz du troisième type, le voici plus méditatif que jamais, dirigeant une douzaine de musiciens dans un exercice de retenue extrême. Cette musique a quelque chose de primitif, qui nous ramène à l’aube des temps de la création musicale. Le tout baigne dans une simplicité volontaire qui n’est pas du tout désagréable, mais qui manque quand même singulièrement de dynamique (aucune piste ne troublera votre méditation). Pas sûr que je supporterais 10 minutes en concert, mais pour le taï chi, ça doit être idéal. (3/5)

    Cette musique a quelque chose de primitif, qui nous ramène à l’aube des temps de la création musicale.

    À l’inattendu les dieux livrent passage dans Monsieur Délire

    «Journal d’écoute», François Couture, Monsieur Délire, 3 août 2010
    mardi 3 août 2010 Presse

    Première réaction: ENFIN un deuxième album de Mecha Fixes Clocks. Seconde réaction: Est-ce vraiment Mecha Fixes Clocks? Je m’explique: ce projet de Michel F Côté est passé à travers de nombreuses (per)mutations depuis ses débuts et son premier disque, éponyme, chez alien8. Ce deuxième disque sonne en fait beaucoup plus près de Les Fleurs de Léo de Bruire, disons, que de Mecha Fixes Clocks. Les pièces allient composition et improvisation en strates superposées, les invités sont nombreux, le ton plutôt irrévérencieux, encore une fois dans l’esprit de la musique actuelle telle qu’Ambiances Magnétiques la présentait dans les années 90. Pas que À l’inattendu les dieux livrent passage soit passéiste, mais c’est un retour à une forme musicale plus… musicale, justement. Beau, aérien, avec deux insertions rigolotes d’airs de Max Steiner et un duo avec Diane Labrosse qui nous ramène presqu’au Duo déconstructiviste.

    Beau, aérien

    Fammi dans Monsieur Délire

    «Journal d’écoute», François Couture, Monsieur Délire, 3 août 2010
    mardi 3 août 2010 Presse

    Alors qu’il a derrière lui de nombreuses années d’une illustre carrière à titre d’instrumentiste en musique actuelle — son alto a accompagné les plus grands de la scène montréalaise, voilà que Jean René ose un premier album à son nom, solo de surcroît. Et bien bravo. De un, il était temps. De deux, c’est excellent. Fammi propose dix compositions, la plupart multipistes, où René joue alto acoustique, alto électrique et guitare électrique. La pièce titre est tout simplement fascinante, ses contrepoints rappelant une méthode baroque mais son harmonie étant résolument contemporaine. On trouve aussi sur ce disque cette forme d’humour musical qui caractérisait la musique actuelle québécoise à ses débuts (des titres comme La triste vie d’une puce ou Le grand boudin évoquent Les Granules). Pourtant, ce n’est pas la facétie qui l’emporte sur Fammi, c’est l’intelligence et des émotions complexes.

    … voilà que Jean René ose un premier album à son nom, solo de surcroît. Et bien bravo. De un, il était temps. De deux, c’est excellent.

    Fanfare Pourpour dans La Voix de l’Est

    «C’est le nom d’une fanfare. Et pas n’importe laquelle!», Yves Steinmetz, La Voix de l’Est, 29 juillet 2010
    jeudi 29 juillet 2010 Presse

    Pourquoi Pourpour et pas Flonflon? Ou Tsointsoin? Ou Boumboum? Je n’ai pas voulu le leur demander. Peut-être pour garder un petit jardin secret entre nous. Un petit coin de mystère. Pour le reste, je suis tombé sous le charme de Pourpour, dont je suis désormais un fan inconditionnel.

    Qu’ont-ils fait, ces gens-là, pour conquérir mon vieux cœur désabusé? Samedi dernier, ils ont secoué Saint-Césaire, mon très sage village dont rien ne vient jamais bousculer la tranquillité. Pourpour est arrivé. Pourpour est descendu dans la rue. Là où se trouvent les gens. Quelle belle idée! Aller chercher le monde pour ensuite le convier au concert. La parade a remué le village, les gens se massaient sur son passage. C’est qui, ça? On leur répondait: Ça? C’est Pourpour. Venez les écouter ce soir.»

    C’est quoi, au fond, une fanfare? De la musique bruyante? Du bruit musical? Les deux, et bien plus. La fanfare, c’est un des rares points de rencontre entre le talent artistique et le plaisir populaire. La fanfare, c’est la musique d’orchestre rendue incontournable à ceux et celles qui n’ont peut-être pas envie de savoir ce qu’est la musique d’orchestre. La fanfare, c’est une forme d’art immédiate. Destinée à celles et ceux qui n’y connaissent rien. Ce qui est mon cas.

    Je suis romancier. Donc intello. Bon. Ça, c’est le matériel de base. Le métier, lui, consiste à écrire pour que tout le monde puisse me lire.

    C’est comme le docteur: il ne t’explique pas la rencontre entre une bactérie et un antibiotique. Il te soigne, point. Et c’est ça, rien que ça, que tu attends de lui.

    Et dans la Fanfare Pourpour, c’est exactement ce qui se passe. Les 16 musiciens que j’ai vus sur scène étaient tous des virtuoses. Et, ce qui ne gâte vraiment rien, ils riaient et s’amusaient autant que le monde dans la salle. La musique passait d’eux à nous sans intermédiaire.

    Ouf! Quelle soirée! Des tangos qui donnaient des fourmis dans les jambes, de suaves bossanovas, des valses, des cha-cha-cha échevelés et, de temps à autre, un petit goût ashkénaze d’Europe centrale, ou de musique country.

    Je devais prononcer un discours de remerciement lors du cocktail VIP, à l’intermission. En tant que président de la Maison de la Culture du Cœur de la Montérégie. Je l’ai réduit à: «Pourpour, je vous aime.» Ce qui était le fond de ma pensée.

    La gérante du groupe, Lou Babin, m’a dit: Viens répéter ça sur scène à la reprise. Je l’ai fait. Ce fut mon meilleur discours.

    Pourpour, je vous aime.

    Fanfare Pourpour dans La Voix de l’Est

    «La Fanfare Pourpour descend dans la rue», Étienne Fortin-Gauthier, La Voix de l’Est, 26 juillet 2010
    lundi 26 juillet 2010 Presse

    La Fanfare Pourpour a défilé dans les rues de Saint-Césaire, samedi, à la surprise de bien des citoyens. Fidèles à leur réputation, les dix-sept musiciens de ce joyeux orchestre ont brassé la cabane et en ont fait danser plusieurs.

    «C’est joyeux, c’est festif, c’est extraordinaire! Ça fait plusieurs années que je les connais et quand j’ai su qu’ils venaient à Saint-Césaire, j’ai trouvé que c’était un beau cadeau», a confié Lucie Trottier, de Granby. À l’image d’une quarantaine de curieux, elle a suivi le défilé qui a entre autres traversé le centre-ville.

    «L’objectif est de faire la fête avec des gens qu’on aime!», a lancé Lou Babin, l’âme de la fanfare, pour expliquer ce qui anime le groupe. «On joue surtout sur scène, mais parfois pour faire plaisir aux gens, on sort dans la rue. Le contact avec les gens est bien intéressant. On voit les gens sortir sur les balcons, c’est spontané», s’est-elle réjouie.

    C’est Suzanne Provencher, de la maison de la culture Au cœur de la Montérégie, qui a eu l’idée d’inviter la fanfare à Saint-Césaire. «Je la connais depuis toujours, a-t-elle dit. Elle devait venir dans le cadre du festival Rythmes du monde et percussions et lorsqu’on a su qu’il ne pourrait avoir lieu, je n’ai pas osé l’annuler. C’était un trop beau projet», dit-elle en ajoutant qu’elle souhaite maintenant mettre sur pied un festival de la fanfare dans la municipalité.

    C’est joyeux, c’est festif, c’est extraordinaire!
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