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  • Visions fugitives op. 22 dans The Gazette

    «Quartetski Does Prokofiev (very well)», Adam Kinner, The Gazette, 9 décembre 2007
    dimanche 9 décembre 2007 Presse

    When I try to explain to non-musicians why I like improvised music I always settle for something like: “well, if you saw a really great improvised music show, you would like it too.” Not very convincing, perhaps, but I find it’s the only way. You have to experience the excitement and intensity of great improvisation before you can come to appreciate it. And great improvising — as numerous first-hand experiences have proved — is rare. I don’t mean great jazz playing, or a great tenor solo at Biddles — I mean the kind of improvisation that makes you tingle all over and run home through the snow without your gloves on.

    Quartetski’s show at Sala Rossa on Wednesday night was one of those rare nights that has the capability to win over an audience for improvised music. The four musicians, trumpeter Gordon Allen, saxophonist Philippe Lauzier, drummer Isaiah Ceccarelli, and bassist and arranger Pierre-Yves Martel, came together to make music that spoke effortlessly for itself.

    Pierre-Yves Martel, the leader of the ensemble, arranged Sergei Prokofiev’s Visions Fugitives Op. 22 for jazz quartet. The piece, written by the Russian master in 1917, has a fair amount inspiration in it to begin with. Prokofiev’s piece is at once lyrical and playful, upbeat and pensive, patient and nervous. But the extent to which this show is correctly called an “improvised music” show is the extent to which Martel and his Quartetski changed the piece, opened it up for improvised interpretation, and made it come alive. Exactly how much of what they played was Prokofiev, how much was Martel, and how much was each individual improviser was hard to tell, and for that reason, it was perfect. The 1917 piece becomes a perfect forum for modern improvisation, both giving to it and taking from it.

    It doesn’t hurt that Martel and his group are all accomplished improvisers. Martel has to be one of the most interesting improvisers I’ve seen. His big meaty tone rang perfectly in the usually acoustically unsatisfying room, and his clear execution (on the most physically demanding instrument in music) served his inventive ideas. Watching him improvise is remarkably exciting, like the unfolding of a spellbinding story. Ceccarelli’s drumming is playful, tasteful, and understated, with none of the bombast that can ruin a nice improvised piece. Instead, he favours the hand bells, cymbal combinations, and the rubbing of a stick-end on the snare drum — nearly inaudible, but the perfect gesture for the moment. Lauzier and Allen added a nice top-end. Beautiful tones, lots of quirky extended techniques (musical squeaks and pops) and a clear comfort with the material that rounded the group as a cohesive quartet.

    They record for a CBC broadcast on Saturday, and their record is now available on the Ambiances Magnétiques label. From what I’ve heard, it sounds even better on record.

    Érick d’Orion dans Le Devoir

    «L’usine artistique», Patrick Caux, Le Devoir, 7 décembre 2007
    vendredi 7 décembre 2007 Presse

    La galerie québécoise L’Œil de poisson permet au public de faire transformer des objets

    Le jeu est simple: vous apportez un objet, vous le glissez dans une fente prévue à cet effet (Input) et, après un certain laps de temps, il emprunte la chute (Output) pour vous revenir modifié. Entre les deux, et c’est là tout l’intérêt de l’affaire, une vingtaine d’artistes membres de L’Œil de poisson se seront acharnés à la transformer, à le recycler, à lui faire subir divers sévices… bref, à le pimper — comme on dit à Musique Plus — afin de lui donner une seconde vie.

    Québec — En décembre 2006, L’Œil de poisson, sous les bons soins du collectif Prescription, nous avait donné le Dégaminothon. On y apportait un vieux gaminet que des artistes se chargeaient de revaloriser. Cette année, on a choisi de reprendre l’idée et de la pousser encore plus loin. Plus que des t-shirts, on vous invite maintenant à apporter n’importe quel objet, du moment qu’il ne dépasse pas un pied cube de volume.

    «Afin de créer un peu de mystère, on a aussi décidé d’empêcher les contacts entre le public et les artistes, explique Stéphanie Matte, coordonnatrice du projet. Les gens vont devoir faire passer ce qu’ils ont apporté par une ouverture dans un mur. Ils ne pourront donc pas choisir qui va faire une intervention sur leur objet. De la même façon, les artistes créeront sans être influencés par la personne devant eux: l’objet sera la seule source d’inspiration.»

    Une fois de l’autre côté du mur, l’objet appartient entièrement aux artistes, parmi lesquels on retrouvera notamment les BGL, le collectif Kathleen Kelly, Cooke-Sasseville et Sophie Privé. Sérigraphie, bricolage, menuiserie, peinture, couture, etc., toutes les interventions seront permises pour donner un nouveau souffle au bidule apporté.

    «Dans certains cas, poursuit Stéphanie Matte, les objets conserveront leur fonction utilitaire: un ventilateur pourra ainsi continuer à générer du vent. Dans d’autres, ils seront transformés en sculptures. Les commerçants du coin nous ont fourni beaucoup de matériel. On entend s’en servir pour changer en profondeur l’aspect des objets.»

    L’organisatrice invite d’ailleurs les gens à faire preuve de créativité dans le choix des éléments qu’ils introduiront dans l’usine de transformation. «On espère que le public va nous poser des défis intéressants. On sait, par exemple, que quelqu’un va apporter un synthétiseur. En fait, on aimerait bien se faire surprendre. Peu importe l’intervention, c’est certain que les objets ne seront pas signés par leurs créateurs. On veut se garder une grande liberté. Selon les cas, une seule personne s’attaquera à une œuvre, alors que d’autres verront plusieurs artistes la modifier.»

    Pas question, donc, de se rendre sur place en pensant pouvoir orner sa salle de bains d’un BGL ou d’un Cooke-Sasseville à petit prix.

    À propos de prix, l’activité fonctionne sur le mode de la contribution volontaire: à la sortie de l’objet, on pourra payer selon le résultat obtenu. Mais comme il s’agit d’une activité de financement pour le centre d’artistes, on aimerait bien obtenir au moins une dizaine de dollars par intervention.

    Pour faire passer le temps entre l’entrée de votre lampe préférée dans la zone de modification et la sortie de votre toute nouvelle patère à chaussettes, les gens de L’Œil de poisson ont prévu des activités pour rendre l’attente plus douce.

    Depuis quelques années, à Québec, la scène des illustrateurs se fait remarquer. Tout en sirotant un café ou une boisson à faible teneur en alcool, les participants pourront découvrir la richesse de leurs traits en consultant les nombreux fanzines publiés dans la capitale.

    Pour être plus actifs pendant la période de transformation, ils pourront se faire tirer le portrait par un des artistes présents. Si la formule ressemble à ce qu’on retrouve l’été dans les rues du Vieux-Québec, parions que les rendus risquent d’être vaguement plus… étonnants.

    À 16h30, l’artiste finlandaise Elina Hartzell (qui effectue une résidence de création à L’Œil de poisson) présentera une performance intitulée Baguette.

    Finalement, vers 21h, après les dernières transformations, le tout se mutera en grosse fête sous les bons soins du DJ L’Interventionniste (Érick d’Orion), qui promet une soirée «hiphop-euh-funkélectro»!

    Agrégats dans Ici Montréal

    «Sélection CD», SP, Ici Montréal, 6 décembre 2007
    jeudi 6 décembre 2007 Presse

    Pour ceux qui ne le sauraient pas, Guido Del Fabbro (Rouge Ciel, Fanfare Pourpour) est le violoniste qui accompagne Pierre Lapointe et se charge de ses arrangements avec l’aide de son complice Philippe Brault (Les Faux Monnayeurs). Différent de son premier effort, ce second est une œuvre orchestrale pour dix musiciens ayant des saveurs de contemporain, de fanfare et même de jazz. Il est solidement secondé de musiciens de calibre, rendant pleinement vie à ses compositions pas toujours faciles mais dont les orchestrations s’inspirent aussi bien des impressionnistes que de l’art-rock. Bien que différente de Lapointe, sa musique révèle l’étendue de sa polyvalence. 3,5/5

    une œuvre orchestrale pour dix musiciens ayant des saveurs de contemporain, de fanfare et même de jazz.
    ★★★½

    Visions fugitives op. 22 dans L’Express d’Ottawa

    «Quartetski Does Prokofiev: un groupe aux sons improvisés», Kristina Brazeau, L’Express d’Ottawa, 4 décembre 2007
    mardi 4 décembre 2007 Presse

    Quartetski Does Prokofiev, composé du contrebassiste Pierre-Yves Martel, du saxophoniste et clarinettiste Philippe Lauzier, du trompettiste Gordon Allen et du batteur Isaiah Ceccarelli, donne dans l’improvisation pour leur premier album. Ceux-ci lanceront bientôt Visions fugitives op.22, qui est en fait un hommage irrévérencieux à Sergei Prokofiev.

    Par irrévérencieux, Pierre-Yves Martel entend «qu’on (le groupe) s’éloigne de l’approche traditionnelle en musique classique, soit d’essayer d’interpréter une pièce afin qu’elle soit présentée dans sa forme “pure”. Il n’y a pas d’objectivité dans notre projet. C’est vraiment une recherche subjective par laquelle nous nous approprions l’œuvre du compositeur afin d’en faire la nôtre.»

    Dans cette optique, leur disque comporte des airs de jazz et de musique improvisée. «Ce genre de musique comporte une volonté de s’éloigner des règles et des traditions», explique-t-il.

    Celui qui a étudié en musique classique et en composition à l’Université d’Ottawa, joue toujours au sein de l’Orchestre Symphonique d’Ottawa et du Centre national des arts ainsi que du Quintette Mont-Royal.

    Le musicien, qui a appris à l’oreille, penche toutefois vers la musique improvisée. «J’ai commencé très jeune à improviser. J’ai commencé à lire la musique à la fin de mon adolescence, avant je jouais à l’oreille, je m’amusais à faire des sons et à improviser des mélodies. Je me sens plus à l’aise lorsque je n’ai pas de musique devant les yeux. J’ai l’impression de jouer, comme un enfant, sans règles et sans structure établie, je peux faire ce que je veux!»

    Le groupe lancera son album, mercredi, à la Sala Rossa, à Montréal, ainsi qu’à Ottawa, le 8 décembre. Le concert sera d’ailleurs enregistré par CBC Radio One et sera diffusé à travers le pays. Le groupe envisage aussi de faire une tournée au Canada ainsi qu’en Europe, en 2008.

    Pierre-Yves Martel signe les arrangements de l’album. Le groupe a d’ailleurs été en prestation à l’OFF Festival de jazz de Montréal, en juin dernier, et a remporté le Prix François-Marcaurelle, décerné à une formation s’étant particulièrement distinguée lors des concerts.Pierre-Yves Martel a aussi un album solo à son actif, intitulé Engagements & Confrontation. Il sera en spectacle à Terre-Neuve en juillet prochain et en Norvège, en novembre 2009.Quartetski Does Prokofiev sera à la Salle Freiman de l’Université d’Ottawa, le 8 décembre à 20 h.

    Agrégats dans MU6

    «Critique», Ariane Gruet-Pelchat, MU6, 3 décembre 2007
    lundi 3 décembre 2007 Presse

    Violoniste ayant collaboré avec Pierre Lapointe, Rouge Ciel, Fanfare Pourpour, Concorde Crash, Jérôme Minière et Loco Locass, Guido Del Fabbro offre un second disque à l’opposé de son premier. Alors que Carré de sable était un amalgame bruitiste d’outils du quotidien, Agrégats est plutôt un travail d’orchestration. Les 13 pièces explorent les différentes possibilités de timbre offertes par les cordes, l’accordéon, les vents, les percussions et l’électronique, en mettant toujours l’aspect mélodique au premier plan. Interprété par dix musiciens de grand talent, Agrégats nous transporte chez les gitans, dans le monde hypnotisant de Philip Glass, dans l’environnement délicat de la musique de chambre, mais surtout, chez les grands du jazz actuel. (8/10)

    Interprété par dix musiciens de grand talent…

    Cordâme, Cordes à danser… suite saguenayenne dans Revue & Corrigée

    «Disques», Pierre Durr, Revue & Corrigée, no 74, 1 décembre 2007
    samedi 1 décembre 2007 Presse

    Parmi les nouvelles formules instrumentales qui confirment leur émargement aux musiques alternatives tout en quittant le strict domaine de la musique contemporaine écrite, il y a l’utilisation des cordes en trio ou en quatuor. Ce n’est certes pas nouveau, mais le nombre de réalisations qui en découlent se multiplie. Le Québec en fournit plusieurs exemples. Ainsi la jeune formation Cordâme, un trio violon, violoncelle, contrebasse, qui s’adjoint le percussionniste Pierre Tanguay, et, plus épisodiquement l’altiste Anit Ghosh ou le clarinettiste Guillaume Bourque, produit une musique qui s’apparente à une musique de chambre dont l’écriture (le contrebassiste Jean Félix Mailloux en est le compositeur) est nourrie d’influences rythmiques plus populaires, voire ethniques et plus particulièrement moyen-orientales titalement revendiquées par le choix des titres (Habanera 11, Au bord du Nil, Valse hébraïque…), par le phrasé de tel ou tel instrument (l’alto justement dans Eider), tout en explorant délicatement, dans des ambiances plutôt feutrées, les textures et les timbres des cordes.

    La formule utilisée par André Duchesne est toutefois plus courante. Celle d’une formation plus ou moins classique dans son instrumentation (guitare, basse, batterie), épaulée par un quatuor à cordes, histoire de donner plus d’ampleur aux compositions du guitariste tout en développant la palette sonore mise en œuvre. on y retrouve cette volonté de se confronter à des ensembles plus larges (tel L’ ou ‘L) et d’inscrire une musique assez jazz dans un environnement plus contemporain. Moins novateur dans son jeu de guitare que son ancien acolyte, René Lussier, au sein de Conventum, André Duchesne use de son instrument avec une grande finesse, sans chercher l’esbroufe, n’hésitant toutefois pas dans l’un ou l’autre titre (Cowboy ahuri dans une fôret de cheminées) à recourir à quelques sonorités plus expérimentales. Enfin, l’ensemble de l’enregistrement offre une vision apaisée, parfois humoristique, de la vie, peut-être inspirée par le lieu (Saguenay-Saint-Jean).

    André Duchesne use de son instrument avec une grande finesse
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