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  • Musique d’hiver dans Montréal Campus

    «Tempête de sons», NM, Montréal Campus, no 10:11, 9 février 2000
    mercredi 9 février 2000 Presse

    En deuxième partie sera créée Musique d’hiver, une œuvre de Joane Hétu pour voix et instruments acoustiques: saxophone, flûtes, piano, accordéon et batterie. Joane Hétu, Jean Derome, Guillaume Dostaler, Diane Labrosse et Pierre Tanguay sont tous des artistes éclectiques, actifs et reconnus sur la scène de la musique actuelle, qui ont trempé dans les milieux de la danse, du théâtre et du cinéma. Un feu de foyer extérieur sera allumé chaque soir, avant le début du concert et à l’entracte. Chaleur en perspective pour musique de froidure.

    Martin Tétreault dans Montréal Campus

    «Tempête de sons», NM, Montréal Campus, no 10:11, 9 février 2000
    mercredi 9 février 2000 Presse

    Trois DJs et six tables tournantes se préparent à donner un concert de sifflements, de craquements, de tempêtes et autres bruits d’hiver au milieu du Parc Lafontaine. Les 17 et 18 février, au Centre culturel Calixa-Lavallée, DJ Pocket, DJ Mutante et Martin Tétreault livreront leur «platinage de fantaisie» dans la salle d’une centaine de places. En première partie du spectacle gratuit Musiques d’hiver, leur segment alliera «des univers musicaux totalement différents», mentionne Martin Tétreault. Le «corrosif» DJ Mutante, le plus jeune des trois, est issu du milieu techno hardcore. Le «frénétique» DJ Pocket, un ancien professeur de break-dancing et adepte du beatbox humain, œuvre surtout sur la scène hip hop. «Moi, je suis le déviant, confie Martin Tétreault, actif en musique actuelle depuis une quinzaine d’années. Depuis deux ans, je fais surtout un travail de bruitiste, à partir du caractère abstrait du tourne-disque.» Il travaille, par exemple, sur les sons générés par les moteurs des tables tournantes.» Leur prestation de 30 minutes, intitulée Platinistes ou patinistes, sera une mosaïque de références à la saison froide, «une série de tableaux. semi-improvisés qu’ils répètent présentement en atelier. «Notre registre est très large, explique Martin Tétreault. Ça peut aller des sonorités de vent jusqu’aux références au hockey… de l’abstraction à la peinture à numéros.»

    Strand, Under the Dark Cloth, Jean Derome dans ImproJazz

    «Critique», Luc Bouquet, ImproJazz, 1 février 2000
    mardi 1 février 2000 Presse

    Strand — Under The Dark Cloth est la b.o.f. du film de John Walker consacré au photographe et cinéaste underground Paul Strand (1890 — 1976). Signées par le saxophoniste Jean Derome, les dix-huit pièces de ce compact sont le plus souvent les illustrations musicales des photographies de Strand. Comme toujours en pareil cas l’image manque. Informé ou non du contenu, l’auditeur sera happé par la sobre et limpide beauté d’une musique immense d’humanité. Mais l’on aurait aimé goûter à l’œuvre dans son intégralité, car point besoin d’être devin pour deviner que le film de Walter ne sera probablement jamais distribué en France. Reste la musique; captivante, douce, mystérieuse, comme toujours chez Derome.

    … l’auditeur sera frappé par la sobre et limpide beauté d’une musique immense d’humanité.

    Chants cachés dans ImproJazz

    «Critique», Alexandre Pierrepont, ImproJazz, no 62, 1 février 2000
    mardi 1 février 2000 Presse

    Il y a cinquante ans. César Moro. poète d’ailleurs péruvien moquait Ie Dieu «pourrissant de beauté absent dans sa présence à la tête des bruits». Depuis, Ies improvisateurs ont repris la tête des bruits, ces bruits comme Ies écailles du Léviathan, ou Ies ligaments d’un homme. Aujourd’dhui que Ies chromos tsiganes n’épatent plus que la galerie (je ne parle pas de l’irréelle concertation des originaux, de Django à Boni), l’association guitare et violon, surtout quand la guitare est préparée (Tammens, Wiens} ou tourbillonnaire (Morris) et Ie violon dégrafé, quand Ies cordes des uns et des autres (j’y reviens) sont desserties, Ioin des lointaines intensités de vent mais tracassées par des percussions fouisseuses, est des plus soulageantes. On dirait sur ces trois disques. à plus forte raison sur Ie bien nommé Chants cachés, que la musique se trame, qu’elle se tresse souterrainement, qu’elle grouille dc vie. Chacun y perd et y retrouve sa propre trace, son inscription, ses impulsions. Des milliers de frictions corpusculaires s’appâtent, se décapent, se creusent. s’endiguent et s’assemblent encore pour finalement fleurir, sauvagement.

    Compil zouave dans ImproJazz

    «Critique», Luc Bouquet, ImproJazz, no 62, 1 février 2000
    mardi 1 février 2000 Presse

    Compil zouave exercice d’iconoclastie comparée à usage papal. Grand ordonnateur de l’engin: Michel F Côté, musicien — conseil — phonométriste basé à Montréal. Percussionniste sacrilège el hérétique maladif. Sans espoir de guérison aucun. Prenons le reggae par exemple. Pourquoi un tel acharnement? trauma enfantin (son père le frappait-il à coup de dreadlocks), surdose de ganja? toujours est-il que Côte fait subir à la musique jamaïcaine les pires outrages. Le musicien possède un sens aigu de la désorganisation érigée en œuvre d’art, un détournement permanent qui réjouit. Mais avoir les rieurs de son côté ne suffit pas, encore faut-il que l’exercice soit profitable à l’auditeur. C’est le cas me semble-t-il. La musique peut paraître aquatique (Lujon), spatiale (100%B. B. Q. ), dérapante (Ouyouyouille), Côté tel un brise-glace fou fend la banquise de son navire incontrôlable. Attendons avec impatience les prochaines sorties du Saint Père. Peut-être le verrons nous esquisser quelques pas de danse. Ce sera alors le signe de la reconnaissance suprême pour Côté. Le péril zouave nous menace. Préparons-nous.

    Côté tel un brise-glace fou fend la banquise de son navire incontrôlable. Attendons avec impatience les prochaines sorties du Saint Père.

    Réflexions dans Survivor Newsletter

    «Review», Tom Schulte, Survivor Newsletter, no 12:2, 1 février 2000
    mardi 1 février 2000 Presse

    The only liner to Duchesne’s album is surrealist verse, “She is an orchestra, throwing notes to the lakes…” Duchesne’s playing veers from the tentative experimentation to beautiful, elaborate classical guitar creations. Never tedious, indeed adventurous, Réflexions is a sometimes serene, sometimes silly, sometimes serious solo acoustic guitar ride.

    Never tedious, indeed adventurous, Réflexions is a sometimes serene, sometimes silly, sometimes serious solo acoustic guitar ride.
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