Luc Bouquet, ImproJazz, no 88, 1 août 2002
Tout aussi aboutie est la musique d’lnterférences Sardines, troupe de sales gosses nourris au biberon transgressif. Poésie absurde, free loufoque, ska nonchalant, reggae lunaire, twist bancal, tango suave, nos amis de la sardine joyeuse n’ont pas leur pareil pour mélanger sérieux et gaudriole. Tout comme Rouge Ciel, ils savent éviter la vaine technicité au profit d’une musique-sitcom familière (dominance des cordes, mélodies joyeusement répétitives), sagement barge (plage fantôme, indexage plaisantin, paroles post-dada) et totalement réjouissante. Bref ça fuse et tangue. Personne ne s’en plaindra.
