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Un quart de siècle de laboratoire pour l’Ensemble SuperMusique
Partitions grattées, coupées, collées, remixées, transformées. Un quart de siècle de relecture constitue le corpus de Palimpseste d’orchestre, concert commémoratif prévus ce soir et demain à l’Usine C.
Pour célébrer les 25 ans des Productions SuperMusique, les directrices artistiques Joane Hétu (saxophone), Diane Labrosse (échantillonnages numériques) et Danielle Palardy Roger (percussions) ont conçu ces concerts-événements afin de rendre compte du travail accompli par les groupes Wondeur Brass, Les Poules, Justine et de l’Ensemble SuperMusique dont elles sont les membres fondatrices. Assistées des membres de l’Ensemble SuperMusique, elles comptent y évoquer les tendances fortes de la musique actuelle telles que mises de l’avant depuis 1979.
Qui plus est, les trois œuvres au programme de ce Palimpseste d’orchestre nous feront vivre une expérience acousmatique
On s’en doute bien, il est hors de question de livrer sur scène un décalque du passé.
Non seulement l’ensemble SuperMusique s’appliquera-t-il à faire évoluer ses classiques, mais encore la diffusion des sons sera magnifiée ici et maintenant.
Un quart de siècle de laboratoire, donc, ça se fête en grand. Danielle Palardy Roger ne se fera pas prier pour évoquer quelques souvenirs en ce sens.
Palimpseste, rappelons-le pour vous épargner une visite dans le Petit Robert, est un parchemin manuscrit dont on a effacé la première écriture afin de pouvoir écrire un nouveau texte. Est-ce assez clair
L’Ensemble SuperMusique se produit ce soir et demain, 20h30, à l’Usine C. Pour de plus amples informations
Retour vers le futur
Un concert pour souligner 25 ans de musique actuelle
Pour ses 25 ans, la compagnie Productions SuperMusique se paye du luxe
Avec Palimpseste d’orchestre, Partitions grattées, coupées, collées et transformées, le trio de compositrices fera profiter les amateurs de trois nouvelles pièces faites à partir d’anciens morceaux. Les sonorités entendues seront celles, présentées sous forme de pot-pourri ou de citations revues et corrigées au goût du moment, de musiques pondues depuis 1979 en solo ou en collectif au sein de groupes dont les noms ravivent maints souvenirs
Sorte de bilan, ce concert fait de commémorations
Danielle Palardy Roger proposera Music Mnésic, où des extraits d’anciennes partitions sont réinscrits dans une trame organisée autour de brouillages. Diane Labrosse signera Retour sur les lieux du crime, une pièce faite de superpositions de partitions, alors que Joane Hétu soumettra Zig Zag en forme de chants, qui reprend vingt courts extraits de pièces chantées.
Les musiques du passé seront rehaussées avec des instrumentations différentes, une nouvelle lutherie, des tourne-disques, des échantillonneurs et de l’électronique.
Ce voyage dans le temps ramènera des sons perdus dans les dédales de l’histoire, notamment celle des années 80 et ses ambiances synthétiques. La musique actuelle d’hier n’est plus celle d’aujourd’hui, elle passe dans les moeurs, récupérée des années après par la pop. Hétu reconnaît qu’elle a souri à quelques reprises en astiquant ses antiques. Cette traversée l’aura menée à délaisser la chanson, pour favoriser une forme de musique improvisée, vers une musicalité marquée par le dépouillement, le minimalisme et le bruitisme.
Le concert sera un mélange de sonorisation conventionnelle et de spatialisation à plusieurs haut-parleurs, une rencontre d’anciennes musiques et de nouvelles.
La musique actuelle peut-elle vieillir?
Pas pour les Productions SuperMusique, qui célèbrent 25 ans de création en grattant, coupant, collant et transformant leurs partitions en un Palimpseste d’orchestre.
Jamais de copie
Exigeante mais accessible
Improvisée, bruitiste, électronique, la musique actuelle plaît autant aux philosophes qu’aux scientifiques,
Des improvisations envolées
Mémoire numérisée
Afin de remédier à cette absence de traces, Productions SuperMusique a mis en ligne ses archives
Wondeur Brass, Les Poules, Justine et les autres
Mouvement international
Avant de participer au festival français Musiques et femmes, en 1984, elles se croyaient seules au monde à faire ce genre de musique. Elles y ont découvert le Feminist Improvising Group et, un collectif de rock progressif iconoclaste.
Nouvelle lutherie
Aujourd’hui, l’exploration musicale passe beaucoup par l’ordinateur et la nouvelle lutherie (instruments trafiqués, tourne-disques, etc.).
Une salle dédiée aux musiques d’aujourd’hui
Journées québécoises de l’impro en musique (acte 2)
Après trois spectacles présentés à la toute fin de janvier, l’événement
Du côté des concerts, la maison de productions de concerts Codes d’accès sera mise en valeur au cours de cette première soirée, consacrée à la recherche sonore électroacoustique
lnvité à ces soirées, le flûtiste de renommée internationale Robert Dick se joindra à l’ensemble Quasar, tout comme le pianiste et pédagogue Jérôme Blais et Danielle Palardy Roger. Le saxo baryton attitré du groupe, Jean-Marc Bouchard, promet un spectacle fort différent des prestations habituelles, axées sur le répertoire de musique contemporaine.
Le flûtiste Robert Dick a apparemment conçu un genre de plan de match, mais ce ne sera que dans les heures précédant la représentation que les complices de cette soirée le découvriront.
Place à l’impro musicale
L’improvisation n’est plus l’apanage du jazz ou de la musique actuelle, c’est un moteur de découvertes, tous styles musicaux confondus. Tel est le credo de la quatrième semaine de musique thématique organisée par la Société québécoise de recherche en musique (SQRM), Les journées québécoises de l’impro en musique.
Le nouveau coordonnateur artistique de l’événement, Jérôme Blais, qui a pris le relais de Sean Ferguson, veut ainsi mettre l’accent sur
Outre le jazz représenté par les compositeurs Thom Gossage (30 janvier) et Steve Lacy (31 janvier), et la musique actuelle de l’ensemble SuperMusique (5 février) qui compte notamment les musiciens Jean Derome et Diane Labrosse, Les journées de l’impro présentent également l’ensemble de musique ancienne moyen-orientale Constantinople, le quatuor de musique contemporaine Quasar ainsi que Codes d’accès, qui explore les nouvelles technologies et le traitement électronique.
En axant la quatrième édition de son événement biennal sur l’improvisation, la SQRM rompt avec ses trois autres semaines thématiques menées sous la gouverne de Sean Ferguson. Celles-ci se concentraient chacune sur un type d’instrument (le piano en 1997, la voix en 1998 et les cordes en 2001). Mais cette quatrième édition s’inscrit dans le même esprit de démocratisation de la recherche musicale à laquelle aspirait la SQRM en créant les semaines thématiques en 1997.
L’organisme de recherche s’est alors doté d’un volet concerts pour
Joane Hétu là
Si Joane Hétu est demeurée plutôt discrète ces derniers temps, c’est que les festivités entourant le 10e anniversaire de sa compagnie de disques DAME l’ont tenue occupée au cours de la saison 2001-2002. Elle revient maintenant en force avec Nouvelle musique d’hiver, une œuvre qui sera présentée lors du premier Festival Montréal/nouvelles musiques.
Cette première mouture remonte au début de l’an 2000, moment où elle a été présentée devant public et enregistrée. Évocation de l’hiver québécois en quatre tableaux, Musique d’hiver repose sur un matériel mélodique à tendance minimaliste, appuyé par des éléments bruitistes. Le nouveau cycle conserve la même structure et le même sujet
Pour l’exécution, Joane Hétu s’est tournée vers l’Ensemble SuperMusique, un groupe à géométrie variable composé de membres de l’écurie Productions SuperMusique.
